mercredi 7 août 2013

Deuxième étape de la Transgascogne : un retour plein d'imprévus

Samedi à 13 h était donné à Luanco le départ de la deuxième étape de la Transgascogne. Pour ce retour les prévisions météos étaient peu fiables et prévoyaient un retour lent, dans des petits airs, variables en force comme en direction.
Avec de telles prévisions, il faut être fataliste et s'armer de patience. En effet, en l'absence de vent, la progression est aléatoire et certains peuvent bénéficier d'une risée lorsque d'autres restent arrêtés.

Le départ du bateau www.diffuselec.com est moyen, le vent est étonnamment bien établi. Les concurrents vont virer une bouée juste devant la plage de Luanco, où sont massés les spectateurs, avant de repartir vers le large.

Mais après une heure de course, les choses se compliquent. Le vent s'effondre et la valse des minis commence, sur une mer qu'agite encore un reste de houle. les voiles claquent, les nerfs s'usent, les positions s'échangent au gré de risées et cette situation dure toute la nuit. Au final, le bateau s'en tire plutôt bien et l'écart quand le vent rentre est le même qu'après le départ, soit environ 1,5 miles sur les premiers.

Commence un long bord de gennaker , grande voile d'avant qui se porte sur le bout-dehors et qui va durer jusqu'au soir. Hélas, le mien est très vieux, très grand et n'a plus une forme aussi plate qu'auparavant. Il m'est difficile de tenir le même cap et la même vitesse que les meilleurs des concurrents et je perds inexorablement du terrain toute la journée, pour me retrouver proche de la queue de flotte.

J'arrive à capter une météo à la BLU(sisi, les radios comme dans les vieux films, qui grésillent, sifflent et crachotent...) Et décide donc de me décaler légèrement dans l'Ouest pour attendre un nouveau vent qui je l'espère ne parviendra pas jusqu'aux leaders.

Après une nuit ou le vent a de nouveau faiblit, la rotation du vent s'effectue et celui-ci forcit soudainement. Je me fais surprendre et ne vais plus quitter la barre jusqu'à l'arrivée, huit bonnes heures plus tard.

Le bord est d'anthologie, dans du vent portant fort avec le mer qui se forme. Le vent ne cesse de monter pour atteindre trente noeuds. le bateau file en permanence à plus de 10 noeuds avec des pointes à 15 noeuds. Je passe en mode pilotage, et le bateau surfe les vagues et les dévale. Les vagues recouvrent en permanence le pont, je suis trempé car je n'ai pas eu le temps d'enfiler mon ciré mais je ne donnerais ma place à personne. C'est dans ces conditions que nos bateaux donnent toute leur mesure. C'est un régal sans fin. les changements de voile s'enchaînent, je fais des tests en laissant le pilote barrer à ma place dans ces conditions difficiles, pour valider des réglages avant la transat. Et ça marche! Ouf, je vais pouvoir dormir dans l'alizé fort ;)

Je remonte plusieurs concurrents dans ce dernier bord. Le passage de la ligne d'arrivée est très chaud! Celle-ci est mouillée juste devant la digue, au ras d'un récif, en plein dans une houle formée. Nous arrivons à pleine vitesse, à quatre bateaux. Au final, pas de casse même si cela aurait pu finir sur les cailloux pour l'un de nous.

Cette Transgascogne s'achève sur une décevante 26ème place au classement série solo. je paye très cher le retard de presque 6 heures pris dans la bulle sans vent à l'arrivée de la première étape.

Le bilan est cependant positif. Le bateau est désormais fiable, je suis capable d'aller vite dans de nombreuses conditions et l'apport de nouvelles voiles d'avant devraient combler une partie de mon retard sur les meilleurs.

Les quinze premiers restent cependant durs à atteindre, tant ils sont entraînés, rapides et talentueux.

La prochaine régate est la Mini Transat. Après deux ans d'efforts, nous voici enfin, Zébulon et moi, prêts pour ce grand défi!

A bientôt pour la grande traversée de www.diffuselec.com

PS : Merci Ben D. pour tes conseils avisés avant le départ

vendredi 2 août 2013

Première étape de la Transgascogne : le récit


Bonjour à tous,

au lendemain de mon arrivée en Espagne, voici un petit récit de cette première étape qui ne m'a pas souri.

Je prends un bon départ sur Diffuselec.com même si un concurrent en tort me gêne et empêche qu'il soit excellent. Qu'importe, je suis dans le match et les premières heures se passent bien. ma vitesse est bonne, et ma motivation entretenue par la présence de concurrents au contact.

Le vent est soutenu, le ciel s'éclaircit peu à peu. C'est vraiment bon d'être en mer, surtout après ces deux jours passés au port en attendant  ce départ toujours retardé.

C'est en début de nuit que je commets l'erreur de me laisser glisser au Sud de la route, pour essayer d'aller plus vite. Le gain en vitesse est trop faible pour compenser l'arrivée du nouveau vent, qui se fait par l'Ouest. Les bateaux les plus dans l'Ouest touchent ce vent en premier et ont un meilleur angle pour descendre vers Luanco.

Les conditions de navigations sont idylliques. la nuit est douce, les étoiles parsèment le ciel et les feux de navigations de la flotte encore groupée leur font écho au ras de l'eau.

Cette erreur stratégique s'avère impossible à rattraper et l'arrivée à Luanco se fait dans la pétole (absence de vent) Je tente une option à la côte en fin de nuit pour attraper une brise thermique. Une bonne remontée s'en suit mais je tarde trop à repartir vers le large pour anticiper sur l'arrivée d'un faible vent de Nord. Bloqué dans une bulle sans vent, je vois tous les bateaux me repasser au large et des concurrents arriver de loin derrière... Dur pour les nerfs...

La dizaine de miles de retard se transforme en un retard d'environ 6 heures sur le premier. Dur à encaisser mais c'est le jeu.

Il me reste la deuxième étape pour essayer de réaliser une performance plus intéressante, en essayant de finir dans la première moitié de tableau.

Merci à tous les Kissbankers, on approche de l'objectif. merci aussi pour tous vos messages de soutien.

Départ demain 12 h pour l'étape retour.

A bientôt

Arnaud




dimanche 28 juillet 2013

Il y a de l'orage dans l'air!

Hier se courait le prologue de la Transgascogne.(www.transgascogne.com)  Le départ est donné à 14 h sous un ciel chargé. L'orage menace mais les 70 concurrents prennent un bon départ.

Une fois n'est pas coutume, Zébulon, décoré aux couleurs de www.diffuselec.com, prend un excellent départ, dans le bon timing, au bon endroit, parmi les prototypes les plus performants.

Le premier bord de près nous amène jusqu'à la marque d'eaux saines de port Bourgenay où les grands spis fleurissent. Les nuages se font plus bas et plus sombres, la lumière devient crépusculaire, le vent commence à tourner, le spectacle est magnifique et les nombreux bateaux spectateurs en profitent pleinement...



Avant la douche!  :) Car à l'approche de la bouée sous le vent, mouillée juste devant l'entrée du port pour offrir le plus beau spectacle possible au public venu sur la digue, l'orage éclate. la pluie se met à tomber violemment, le vent tourne  à gauche et passe de 10 à 30 noeuds (55 km/h) en 5 minutes. Juste le temps d'affaler en urgence le spi, de prendre deux ris dans la grand voile et de repartir avec une visibilité n'excédant pas 50 m vers la prochaine marque du parcours.


Le comité décide alors d'interrompre la course pour limiter les risques de casse, le prologue étant une régate festive faite pour offrir du spectacle et ne comptant pas pour le classement final.
Nous patientons alors plus d'une heure devant l'entrée du port, attendant que la marée remonte pour pouvoir s'amarrer. Heureusement, le soleil revient et nous permet de commencer à sécher. Ca se confirme, mes vêtements de mer n'ont plus rien d'étanche. Il faudrait vraiment que j'arrive à les changer avant le départ de la transat.



Prochaines infos à l'escale

Arnaud

jeudi 25 juillet 2013

Préparation à la Transgascogne : quelques mauvaises surprises et des bons points

Bonjour à tous,

la semaine dernière a été consacrée à la préparation du bateau en vue de la Transgascogne et à la planification des derniers chantiers en vue de la transat.

Tout a commencé par une inspection minutieuse du fier Zébulon. Hélas, trois fois hélas, celle-ci a révélé des fissures conséquentes dans le mât, au niveau des points d'ancrage des haubans (câbles qui tiennent le mât)...

Qu'importe, avec l'aide de Prépa Nautic et de compagnons d'entraînement, une solution pour renforcer provisoirement le mât a été rapidement mise en oeuvre. Il a donc fallu démâter le bateau, créer et mettre en place des renforts puis remâter. De quoi bien m'occuper.

J'ai aussi décidé de changer le mât après la Transgascogne, car je ne veux pas prendre le risque de traverser avec un mât diminué. Deux ans de sacrifices pour démâter, ce serait trop bête.

Lundi 22, Zébulon était rutilant pour un convoyage au près vers Port Bourgenay, d'où partira la course. L'occasion de valider le réglage du gréement et de lister les derniers travaux à faire.

Mardi 23, les fameux contrôles de sécurité. Le concept est simple : tout l'armement de sécurité du bateau, ses voiles, la pharmacie et les documents nécessaires à la navigation sont passés en revue par l'organisation pour s'assurer que chaque concurrent est bien prêt à prendre le départ en sécurité.

Autrefois mon cauchemar... Cette fois-ci, en une demi journée, les contrôles étaient bouclés. Une preuve de plus des progrès effectués...

Et là, une petite tuile... Juste en quittant le bateau, je heurte celui-ci avec mon coude. Un beau petit épanchement de synovie en résulte... Fort heureusement, je suis aux poches de glaces depuis deux jours et devrait être en pleine forme pour le départ.

Ma préoccupation principale reste maintenant de trouver les fonds nécessaires pour partir dans des conditions optimales. Le changement du mât vient s'ajouter à la longue liste des dépenses encore à honorer.

Aussi, si vous souhaitez participer, n'hésitez pas! La collecte s'arrête dans 17 jours et si l'objectif n'est pas atteint, je ne toucherai pas d'argent. Je compte sur vous.

http://www.kisskissbankbank.com/courez-la-mini-transat-2013-avec-arnaud-gentien

Samedi, je renverrai un petit mail pour donner tous les éléments pour suivre la course.

Arnaud






mercredi 19 juin 2013

Trophée MAP : Remontée fantastique.

Bonjour à tous,

Deuxième course en solitaire de la saison, le trophée MAP doit être pour moi l’occasion de juger de mon niveau avec un bateau qui paraît enfin fiabilisé et nettement plus d’entraînement derrière moi que sur la Select en Avril.

Le contrôles de sécurité, effectués sous une pluie qu’on qualifiera de « locale » sont une formalité. L’expérience joue ! Je suis prêt bien avant le départ et je prends le temps de peaufiner le voilier et de travailler assidument la navigation et la météo.

Le dernier jour, un rayon de soleil me permet de coller, deux heures avant le départ, les autocollants aux couleurs de Diffuselec. Ouf !

L’heure de prendre le départ est venue. Beaucoup plus serein qu’habituellement, même si je reste préoccupé par le départ, moment angoissant s’il en est, d’autant plus que le vent reste soutenu. C’est le moment le plus risqué de la course, une collision étant toujours possible.

Mon départ s’avère catastrophique. Je négocie mal la houle et rate un virement de bord à 3 minutes du départ. Le bateau se retrouve arrêté face au vent et il me faudra plusieurs minutes pour le relancer dans la bonne direction.

5 minutes après le top, je franchis enfin la ligne à la barre de Zébulon, bon dernier…

Je suis furieux et je m’arrache lors de la remontée vers le phare de La Vieille, qui marque la sortie de la baie de Douarnenez. Pour m’épargner le courant, je choisis comme une bonne partie de la flotte de raser les falaises au Sud de la baie. Le spectacle est sublime et j’en profite pleinement sans pour autant lâcher la barre. J’aperçois au loin les voiles décorés d’un ou deux concurrents de poids et je m’accroche à l’envie de les rattraper.



Pour voir plus de photos, allez sur le site du photographe Christophe Breschi, il y en a de magnifiques :


En sortie de baie, j’ai déjà doublé 6 à 7 concurrents. Le paquet de tête, qui a envoyé le spi depuis un bon quart d’heure, est déjà loin devant.

Commence une longue remontée le long des côtes de la Bretagne Sud. A mon tour sous spi, je choisis de rester sur la route directe, pour bénéficier du courant sans rallonger la route. J’irais sans doute légèrement plus vite en prenant un peu plus à l’Ouest, comme la majorité des concurrents, mais j’anticipe sur une rotation et un affaiblissement du vent, qui me donneront un avantage de vitesse en fin de nuit.

La nuit est magnifique, les prévisions météos laissent entendre qu’il y aura un bon moment pour dormir le lendemain après-midi, aussi je choisis de ne pas lâcher la barre de la nuit. Ma vitesse est excellente, la trajectoire  choisie paye,  et je vois tout au long de la nuit les feux des voiliers concurrents défiler à mon vent comme sous mon vent.

Au petit matin, à l’approche de Groix, le vent mollit franchement et je suis un des premiers  à mettre mon gennaker. Bonne inspiration qui me permet de définitivement recoller au paquet de tête.  Une trentaine de bateaux doublés dans la nuit ! Impeccable !

Le moral est revenu et j’entame la portion vers le phare des Birvideaux au près dans du vent faible. Epuisé, je ne barre pas efficacement dans ces conditions qui exigent une concentration sans faille. Je confie donc le bateau au pilote automatique et profite de ce répit pour dormir deux fois dix minutes, m’alimenter copieusement, observer mes adversaires et régler mes voiles au mieux.

Bien m’en prend car je choisis le bon côté du plan d’eau, abrité du courant, et je remonte encore quelques bateaux. Au Birvideaux, je passe dans les dix premiers, juste derrière Renaud Mary et devant Aymeric Belloir. Ces deux coureurs sont pour moi des références de vitesse et c’est la première fois que j’arrive à les accrocher comme ça. Le moral est au top avant d’aborder la deuxième partie du parcours.

Les spis refleurissent pour la remontée vers l’Occidentale de Sein tandis que le vent se renforce progressivement. Pendant une heure, nous sommes bord à bord avec le 745, à 5 m l’un de l’autre. Au contact, comme sur une petite régate de deux heures !

Une rotation du vent du Sud-Est au Sud-Ouest est prévue. Je choisis cette fois de faire plus de route que la plupart de mes concurrents, afin de garder un angle plus favorable par rapport au vent et une meilleure vitesse à l’approche de l’île de Sein.

Ce choix ne m’apportera au final pas de gain significatif, la rotation ayant tardé. Durant cette longue remontée, l’angle plus ouvert que prévu par rapport au vent et le renforcement de celui-ci ne m’offrent pas la possibilité de lâcher la barre… Bon, je dormirais donc après l’arrivée J Mais les vitesses grimpent très vite et la moyenne dépasse allègrement les 10 nœuds. La course ne va pas s’éterniser !

Je commets une petite erreur en gardant trop longtemps mon solent (voile d’avant plate), en plus de mon code 5 (petit spi). Le bateau est dur à barrer, chargé à l’avant, il pousse de l’eau au lieu de planer sur les vagues. Comme la vitesse est déjà impressionnante, je ne me pose pas les bonnes questions et perd pas mal de terrain. Fort heureusement, un autre bateau me double et je réalise mon erreur. Aussitôt rectifiée, le bateau est soulagé, l’étrave se relève et je gagne quasiment deux nœuds de vitesse !! La fatigue a sans doute joué son rôle dans ce manque de lucidité et cette mauvaise gestion pendant plus de deux heures me fait sans doute perdre une place dans les dix premiers.

A vrai dire, à cet instant, la visibilité qui s’est bien dégradé ne permet plus de voir les concurrents qui ont choisi la route directe et pense être bien plus mal classé, peu de bateaux ayant opté pour une trajectoire aussi au large.

Mais les surfs qui s’enchaînent rendent la navigation grisante et je reste motivé malgré la fatigue qui commence à se faire sentir.

Le passage de l’Occidentale de Sein annonce les dernières heures de course. La mer s’est levée, la houle d’Ouest rentre et le vent est encore monté d’un cran.  Il va falloir que j’empanne (virage du bateau où la direction du vent par rapport à l’axe de celui-ci change, en passant par l’arrière). Mais je ne suis pas certain que le code 5 soit la voile adaptée pour le bord suivant.  J’affale donc celui-ci avant de changer d’amure, puis renvoie un gennaker. Bonne décision ! Le vent rentre franchement   avec le front froid qui arrive sur nous. Il pleut, les rafales atteignent les 35 nœuds ( 65 à  70 km/h) et la voile s’avère parfaitement adaptée.
Le bateau vole sur l’eau, de vague en vague, en rebondissant sur les crêtes. La vitesse moyenne approche les 13 nœuds, avec des pointes à 16 nœuds. Les embruns passent sur le pont par dizaines de litres. Pour maintenir le bateau à plat, je matosse à l’extérieur les spis dans leurs sacs qui se gorgent d’eau et font contrepoids. Un masque et un tuba ne seraient pas superflus. C’est humide (euphémisme), mais on peut difficilement faire plus rigolo sur un bateau à voile. Un plein de sensations bienvenu pour maintenir l’énergie nécessaire jusqu’à la ligne d’arrivée.

L’avant dernier bord, vers la bouée Basse Vieille qui  marque l’entrée de la baie de Douarnenez est un calvaire d’une heure. Plus proche du vent, le bateau gîte terriblement et cogne violemment dans les vagues. Tout sauf agréable.

Nous attaquons à trois bateaux les dix derniers miles vers la ligne d’arrivée. La nuit tombe complètement et mes deux adversaires entreprennent de me dépasser. Je me rends compte que l’un d’entre eux a renvoyé son gennaker et j’en fais immédiatement autant. Je dépasse le premier des deux et reviens fort  sur le précédent, à moins d’un mile de la ligne. C’est alors qu’un bout casse sur mon bateau. Le bout-dehors se relève, le gennaker devient trop puissant et met le bateau en vrac. Proche de la côte, je suis obligé de laisser le gennaker se replier sous le vent pour libérer de la puissance et reprendre immédiatement le contrôle du bateau avant les rochers. Ce faisant, je perds l’opportunité de dépasser le 745 et laisse la porte ouverte au 832 qui en profite logiquement.

La course se termine donc sur une très belle 16ème place en série (48 partants) à seulement 1 h 24 minutes du premier, après 32 heures d’une course magnifique, où je me suis régalé malgré seulement 20 minutes de sommeil et un départ catastrophique.

Un vrai plaisir, tant pour la glisse omniprésente et les vitesses folles atteintes que pour le contact permanent avec les copains.

Tous mes remerciements à :

Diffuselec, premier sponsor à rejoindre l’aventure.
Le port de La Rochelle pour ses conditions d’accueil privilégiées
Navigatlantique, le meilleur schipshandler de l’Ouest, à La Rochelle.
PrépaNautic, qui a fait un boulot fantastique sur la carène cette hiver et dont les conseils sont précieux.
L’association des anciens élèves de l’EPF (école d’ingénieur) qui me soutient en communiquant sur mon aventure auprès de son réseau.
Le Stade Français, pour son soutien de toujours

Mes Kissbankers de la première heure, initiateurs d’un mouvement de fonds ;)
Chritophe "Belou" Breschi pour les photographies magnifiques de nos voiliers

jeudi 13 juin 2013

Financement participatif

Je lance donc une collecte de dons à travers un site de financement participatif. Le principe est simple. Si le projet vous plaît, que vous souhaitez y être associés, donnez la somme de votre choix! Si l'objectif de la collecte est atteint, vous serez débités de la somme et l'argent me sera reversé. Sinon, vous ne serez pas prélevés. 

Cet objectif est fixé à 10 000€, car c'est le minimum indispensable pour que je puisse participer à la transat, et je veux être sûr de l'atteindre. Mais cet objectif peut et même doit être dépassé! Une somme de 20000 € assurerait un départ dans des conditions optimales. Au-delà, mes dettes fondraient.

Alors participez si vous le souhaitez, faites tourner l'information, intéressez votre entourage. Vous êtes mes meilleurs collecteurs!

Sponsors

Un premier sponsor, la société DIFFUSELEC, rejoint le projet ce qui devrait me permettre de partir en Octobre avec un bateau bien équipé. Un grand merci à cette entreprise en plein essor dans l'énergie verte et les éclairages à LED. Le nom du bateau pour la course sera donc http://www.diffuselec.com/. Allez visiter le site, c'est instructif.

Un mécène m'a aussi apporté une aide substantielle.Merci encore, l'horizon s'éclaircit!

Deux autres pistes sont encore actives mais non concrétisées. A ce jour, 30% du budget global ont été réunis. les 70% restants se répartissent entre des investissements non réalisés et des dettes abyssales :)

Trophée MAP

Demain, je prends le départ du Trophée Marie Agnès Péron, course en solitaire de 200 miles au départ de Douarnenez.

Vous pourrez suivre la course sur le site : http://www.winchesclub.com/minis650/map/#, en cliquant sur le lien cartographie.

Depuis deux mois, les séances d'entraînement et de bricolage se succèdent. le bateau et le skipper n'ont jamais été aussi prêts et j'ai eu l'occasion de faire deux ou trois sessions de large avec d'autres partenaires d'entraînement. Je commence à appréhender mieux l'ensemble des défis techniques d'un tel bateau, au niveau de l'énergie, de l'électronique, des voiles, de la structure. En parallèle, je progresse aussi dans la conduite et la performance, en affinant ma manière d'utiliser le navire et ses voiles.

Les conditions météos annoncent une course riche en changements de voiles mais sans grandes options stratégiques. Il va donc falloir travailler les manoeuvres et la vitesse et bien choisir les rares instants où il sera opportun de dormir, sous peine de voir des concurrents en profiter.

Nous seront 73 sur la ligne de départ, dont une cinquantaine de bateaux de série. Retour prévu dans la matinée de Samedi si la météo se maintient!

lundi 20 mai 2013

Article publié sur www.sudouest.fr

La saison de Mini a débuté depuis quelques semaines. Au pôle dédié à cette classe, Jean Saucet, entraîneur, compte pas moins de 18 marins. Une première.


Entouré de Yann Le Pautremat (à gauche), d’Arnaud Gentien et Louis Segré (à droite), Jean Saucet a toujours un bon conseil à donner. (photos dominique jullian)




La cuvée 2011, lors de la Transat La Rochelle-Bahia, n’avait pas été très savoureuse pour les ministes rochelais. Au port des Minimes, à La Rochelle, à l’Atlantique 6.50, Jean Saucet entraîne actuellement la cuvée 2013 avec le souhait de faire mieux.
Depuis sa création en 2010, cette structure accueille les marins désirant participer à l’épreuve reine de la discipline, ayant lieu tous les deux ans : la Mini Transat. La prochaine édition, dont le départ sera donné le 13 octobre prochain, ne partira pas de La Rochelle mais de Douarnenez avec comme but de relier Pointe-à-Pitre (Guadeloupe).
« Une envolée »
Prise de pouls à six mois du départ de la Transat. Attablé paisiblement dans une petite salle du Pôle France, Jean Saucet l’entraîneur fait le point avec trois de ses protégés (Louis Segré, Arnaud Gentien et Yann Le Pautremat). À l’arrivée de la dernière Transat à Bahia (Brésil), il déclarait vouloir au moins 10 marins pour la prochaine édition. « Là, on n’est plutôt pas mal, s’exclame-t-il. À ce jour, on a 19 bateaux sur le plan d’eau rochelais qui se préparent pour la prochaine Transat dont quelques- uns pour celle de 2015. Il y a eu clairement une envolée depuis la dernière édition. » 13 marins devraient ainsi participer à la Transat entre Douarnenez et Pointe-à-Pitre.
Le fonctionnement reste le même. Les marins paient une cotisation annuelle de 500 euros et profitent ainsi des enseignements du capitaine Saucet, en matière de navigation, et de Jean-Yves Bernot pour tout ce qui touche à la météo et au routage. « Chacun mène son projet de son côté avec des objectifs différents, à hauteur de ses moyens et de ses espérances en termes de résultats, souligne Jean-Saucet. Il y en a qui sont là pour gagner, d’autres qui sont là pour traverser la mer sur leur petit bateau. Dans cette classe, on retrouve des mecs qui aimeraient bien devenir François Gabart et des gars qui sont là par pur plaisir pour faire une course avec les copains. »
Il poursuit en désignant Louis Segré : « Il y a une grosse différence de niveau et de prétention entre Louis qui va gagner, et un marin comme Julien Bozzolo qui sera très content d’arriver de l’autre côté et de boire un ti-punch à sa descente du bateau. »
Tout type de profil
Depuis quelques semaines, la quinzaine de marins suivis par Jean Saucet est rentrée dans le vif du sujet. Deux courses ont déjà eu lieu : la Demi-Clé (de Locmiquélic à Pornichet en double) et la Pornichet Select 6.50). Actuellement, la UK Fastnet est en train de se courir. Les entraînements à La Rochelle ont repris à la fin de l’hiver afin de préparer la saison de course avec en point d’orgue la Transat Douarnenez - Pointe-à-Pitre. Avant cela, les ministes ont choyé leur embarcation. Mais selon le profil de chaque marin, l’emploi du temps n’est pas le même.
Car dans cette classe de bateau, les disparités de moyens s’avèrent donc importantes. Certains marins professionnels peuvent se permettre de travailler en continu sur leur embarcation, tandis que d’autres, avec moins de budget, font cela sur leur temps libre. Ces derniers sont d’ailleurs majoritaires. « Parmi, les 19 bateaux que je suis actuellement, il n’y en a qu’un qui a un sponsor : Henri Patou qui vient d’arriver à La Rochelle, souligne Jean Saucet. De manière générale, s’il y a une couleur qui prédomine chez les ministes, c’est bien le rouge, car leur compte en banque l’est… dans le rouge. »
« Un vrai engagement »
Pour les entraînements, pas de salle de musculation ni de tour de stade, mais des sorties dans le pertuis. Le samedi, sur les coups de neuf heures du matin, Jean Saucet briefe ses ouailles en leur indiquant, à l’aide de son tableau noir, les caps et les distances, calculés en fonction du vent. Une fois les marins en mer, sur son Zodiac, il passe entre eux, regarde notamment comment sont réglées les voiles et les conseille sur leurs manœuvres.
Le coach aimerait faire plus mais, comme souvent, les moyens manquent. « Je rêverais d’avoir le temps de faire des sessions en partant trois jours avec trois bateaux, avoue l’homme. Mais on n’a pas le temps ni les moyens. Personnellement, il faut que je travaille à côté. Le Pôle 6.50 est un de mes clients mais il y a des semaines où je suis moins disponible. Quand Yann (NDLR, Le Pautremat, dentiste de profession) arrache des dents, il ne fait pas de mini. Ce que j’aime avec ces garçons, c’est qu’ils sont prêts à sacrifier leurs copines pour aller sur l’eau. C’est un vrai engagement de leur part car c’est réellement chronophage. »
Enfin, en tant que ministe confirmé et passionné, Jean Saucet ne cesse de tarir d’éloges sur cette classe : « C’est véritablement de la navigation à l’ancienne, on a juste un bulletin radio qu’on pourrait écouter chez soi, pas d’ordinateur, pas d’Internet. Le mini, c’est vraiment avec ta bite et ta radio. »

samedi 20 avril 2013

Des nouvelles fraiches !

Bonjour à tous,

voici des nouvelles fraîches de mon projet de traversée de l'Atlantique en solitaire et en course.

Tout d'abord, un court résumé des derniers mois :

De Janvier à Mars, le bateau a été en chantier à La Rochelle. Une refonte en profondeur afin de le rendre plus performant et plus fiable.

En parallèle, j'ai démissionné de mon emploi pour me consacrer entièrement à ce projet jusqu'à Janvier 2014. Une prise de risque indispensable si je voulais progresser et arriver à la Transat correctement préparé.

Mes recherches de sponsors avancent doucement même si j'ai désormais une piste très sérieuse qui devrait aboutir fin Avril. Je l'espère en tout cas car j'ai encore besoin de pas mal de matériel et les fins de mois (les débuts aussi d'ailleurs sont dures ;) )

Première course de la saison : Open Demi-clé

Le week-end dernier avait lieu la première course de la saison, courue en double entre Lorient et Pornichet. Mon coéquipier était Yann Dubée, qui est aussi représentant de la voilerie Ulhmann Sails à La Rochelle. C'est à lui que j'ai commandé ma nouvelle grand voile et mon nouveau solent, que nous testions à cette occasion.

Les conditions de mer et de vent très musclées ont incitées à raison le comité de course à décaler le départ au Dimanche matin. C'est donc sur un parcours réduit, avec un vent maniable bien que soutenu, que nous nous sommes élancés de Lorient le Dimanche matin. Nous prenons un bon départ, un peu à l'écart d'un gros paquets de concurrents parmi lesquels plusieurs collisions auront lieu.

Les nouvelles voiles donnent pleinement satisfaction et nous passons le phare des Birvideaux dans le groupe de tête. Un choix de route s'impose alors : passer entre Belle-Ile et Houat ou entrer en baie de Quiberon par le passage de la Teignouse, où nous devrions bénéficier d'un courant légèrement favorable, mais surtout nous placer sur le plan d'eau en prévision d'une rotation du vent qui ne viendra jamais...

Cette option malheureuse nous fait régresser à la vingtième place (sur environ 45) au passage de la ligne d'arrivée. Mais pas de regrets à avoir! La bateau va vite, les nouvelles voiles sont belles et la journée à été très instructive à de nombreux points de vues.

Ce week-end : La Pornichet Select 6.50!

Demain 13 h, départ pour la Select, première course en solitaire de la saison, réputée pour sa difficulté. L'an dernier, j'avais fini 12 ème et dernier, près de 45 concurrents ayant abandonné derrière moi tant les conditions avaient été difficiles.

Cette année, Eole s'annonce largement plus clément et c'est nettement plus serein que je prendrai le départ demain matin. Au programme, trois jours de course environ pour une arrivée Mardi matin si le vent ne tombe pas... En effet, le vent devrait souffler faiblement à partir de Dimanche matin et il est possible que je me retrouve coincé dans la terrible pétole (absence totale de vent).

Bref, ça s'annonce long et tactique, les trajectoires étant assez ouvertes.


Comme nous sommes équipés de balises de positionnement,vous pouvez suivre la course sur le site suivant :http://www.ecoledevoilecnbpp.fr/pornichet-select-650-2013-accueil Idéal à la pause café. ca changera du foot et de l'actualité :)

Ci-après, deux liens vers des sites de photographes suivant la course où vous pourrez déjà trouver les photos du briefing. :

https://www.facebook.com/pages/Audialog-Photos/192569997487471
http://breschi-photo-video.com/index.php/course-au-large/class-mini-6-50-2013/select-650-pornichet/gueule-de-briefing (Mes préférées! Les fameuses Geules de Briefing par Belou)

Et naturellement, pour tous les utilisateurs de réseaux sociaux, allez "Liker" la page Zébulon488 sur FaceBook pour être au courant des actualités. https://www.facebook.com/Zebulon488

Bonne course à tous et à la semaine prochaine pour un petit débriefing.

mardi 9 octobre 2012

Envie de prendre le large....

Article paru dans le journal du Val de Marne ! La recherche de sponsors se poursuit, n'hésitez pas à me contacter quel que soit votre budget : zebulon488@gmail.com

mercredi 5 septembre 2012

Les Sables / Les Açores / Les Sables : la vidéo et les photos

Bonjour à tous,
Tout d'abord merci de m'avoir suivi et encouragé !

Vous pouvez retrouver toutes les photos de la course sur
Classe Mini : arrivée 1ere étape
Classe Mini : arrivée 2eme étape

Et la vidéo sur Youtube !

Bon visionage et à bientôt !

vendredi 17 août 2012

Les Sables Les Açores Les Sables : étape 2 #2

Recit d'un copain :

Des conditions difficiles pour ce début de course. Le départ a été retardé mais malgré cela, la première journée de course a été sportive !
Un vent fort, des effets d’accélération entre les îles, des vents irréguliers : tout était réuni pour faire des bonnes pointes de vitesses, mais aussi faire des figures peu conventionnelles…

L’essentiel était donc de trouver un bon équilibre entre attaquer (parce que quand même, ça reste une course et puis que dans ces conditions, tant qu’on reste sur la piste, c’est fort en sensations) et préserver le matériel.

Arnaud a bien gérer le deuxième objectif puisqu'il ne fait pas partie de la longue liste de ceux qui pansent leurs plaies au dires de la gazette locale (ou alors, il a aussi noyé sa VHF ? :o) Tous ceux là se disent ce soir qu’ils auraient dû être plus raisonnables…

Compte tenu des multiples petits problèmes techniques de sa première étape, il valait certainement mieux pour Arnaud d’être trop raisonnable que pas assez…

Ce soir, le vent molli et tous les coureurs vont certainement bientôt regretter ces vents forts du début de course : En effet, la situation n’est pas très organisée au large du Cap Finisterre, ce qui pourrait bien en amener quelques uns à prendre des coups de soleil… mais la voile c’est ça aussi : Toujours avoir une bonne raison de se plaindre de la météo !

mercredi 15 août 2012

Les Sables les Açores : étape 2 et récit de l'étape 1 !

Bonjour a tous,

Je repars pour la deuxième étape de la course Les Sables les Acores les Sables. L’escale a été courte et consacrée à réparer mes nombreuses avaries de la première étape.

Fort heureusement, le départ a été retardé d une journée aujourd’hui car les conditions météo annoncées étaient spécialement corsées et risquaient de voir de nombreux bateaux connaitre des avaries majeures lors des premiers jours.
Cela m’a offert une journée supplémentaire de travail et le bateau devrait être prêt a l’heure du départ.

Le peu que j ai pu apercevoir des acores m’a donné envie d’y revenir. C est un endroit magnifique et l’accueil qui nous a été réservé était fantastique.

Petit retour sur cette première étape de la course qui aura quand même duré 13 jours pour moi.
Je suis parti des sables bien stressé, après une préparation du bateau finie uniquement le matin du départ. Apres un départ moyen et une première nuit difficile ou chaque manœuvre a été effectuée a contretemps, je rentre enfin dans la course, a temps pour le passage du front, dans des vents forts et une mer bien démontée.
Pendant plusieurs jours et jusqu’au au passage du cap Finisterre, je rattrape une partie de mon retard et rejoins un groupe compact de concurrents étalant de la 10eme à la 18eme place (la mienne)

J ai bon espoir d’en dépasser une partie mais c’est le moment que choisissent mes deux pilotes pour me lâcher, a une demi heure d’intervalle. Ma course change alors complètement de nature, puisque je vais naviguer huit jours sans pilote, au prés (allure qui permet de lâcher la barre lorsque le bateau est bien équilibré et que la mer est relativement rangée). Hélas, la mer justement ne cessera quasiment jamais d’être hachée ou croisée et s’engage alors une lutte pour grappiller quelques minutes de sommeil dès que possible, à la barre ou dans de rares cas a l’intérieur.
Avec ca, les conditions sont par moment vraiment musclées.

Malgré tout, je limite la casse en terme de distance perdue en barrant énormément (sur ces huit jours, je ne pense pas avoir dormi plus de deux heures par jour en moyenne). Un concurrent me dépasse néanmoins.

Cependant, a l’atterrissage sur les Açores, l’anticyclone s’installe et mes trente milles de retard (qui représentent environ 6 heures de navigation en conditions normales vont se transformer en plus de 20 heures de retard sur mon prédécesseur). Le comble étant atteint a mon arrivée a Horta, ou je passe 12 heures sans vent, avec le port a seulement un mile, incapable d avancer, malgré tous mes efforts, en entendant le concert donné pour la fête de la mer ou une bonne partie des copains faisaient légitimement et copieusement la fête.

Heureusement, je n’ai pas passé la nuit seul puisque de nombreuses connaissances sont venues me faire un brin de causette lors d’hallucination très réussies :)

Mais rassurez vous, j’ai éprouve un immense plaisir tout au long de cette navigation, même si c’était parfois très dur.

Après quelques jours consacrés à la bricole et au repos, nouveau départ ce soir en espérant être épargné par les ennuis techniques pour pouvoir continuer à progresser et apprendre sur ces bateaux fabuleux. La deuxième étape s’annonce très fun, en huit jours environ avec des vents majoritairement portants.

Merci a tous pour vos messages de soutien, vous n’imaginez pas a quel point c’est motivant, surtout dans les coups durs. Continuez!


N'hésitez pas à aller voir sur la page Facebook de la classe mini où devrait être mise en ligne une interview durant la semaine et ou figurent de nombreuses photos. Il y a aussi beaucoup de photos dans la galerie du site de la course


Retrouvez régulièrement des news de ma course sur ce blog et sur la page Facebook de Zébulon


Bonne course a vous et rendez vous aux sables!

Arnaud

samedi 11 août 2012

Les Sables les Açores : étape 1

Zebulon a passé ce matin la ligne d'arrivée de la 1ère étape apres 12j 22h 57min et 19s ! Le récit de la course est pour bientôt !...

dimanche 29 juillet 2012

Les Sables les Açores : le grand départ

L'aventure continue !

Je pars aujourd'hui pour la plus belle course de la saison.

Vous pouvez suivre la course sur le site internet : http://www.lessables-lesacores.com/

Le blog sera mis à jour autant que possible par d'anciens concurrents : Zebulon488.blogspot.com
Et naturellement la page facebook Zebulon 488

Bonne course!

vendredi 22 juin 2012

Dernière ligne droite vers la qualification !

Je pars cette nuit pour mon complément de qualification de 300 miles. C'est mon unique créneau mais la météo semble vouloir être avec moi. Le parcours imposé par la classe mini : douarnenez chaussée de sein bxa la Rochelle

Réponse lundi!
Ça va le faire !
Bon week-end

jeudi 14 juin 2012

Mini-Fastnet

Nous sommes arrivés ce matin à Douarnenez, tout s'est très bien passé, je me suis régalé ! On termine 10ème !

A très vite pour le récit de la course, juste le temps pour moi de me poser et de rédiger quelques lignes....

Un grand merci à tous pour vos messages

lundi 11 juin 2012

Apprendre la Course au large : nouvel épisode

Hier vers 17h, c'était le départ du Mini-Fastnet !
Les conditions météo annoncées en Manche pour le milieu de semaine ont conduit la direction de course à nous envoyer naviguer sur un parcours de substitution, qui nous fait effectuer un Aller/Retour entre Douarnenez et le pertuis d’Antioche (entre les iles de Ré et Oléron)

Pour cette course en double, Henri Meyniel, qui a couru la transat 2009, embarque à bord de Zébulon. Encore un mentor d’expérience qui va me permettre d’apprendre plus rapidement.

Vous pouvez suivre la course en direct sur le site du Winches Club de Douarnenez : www.winchesclub.com où il y a une cartographie interactive, nos bateaux embarquant des trackers qui fourniront régulièrement des positions pour alimenter le site.

Bonne régate à tous ! Vous avez de quoi occuper vos pauses au boulot ou vos soirées devant l’écran.

dimanche 10 juin 2012

Qualification hors course : le récit de l’aventure #1

Deuxième étape sur le chemin de la qualification pour la mini transat et les Sables-Les Acores-Les Sables : le parcours de qualification Hors course.

Ce parcours est imposé par la classe et fait au moins 1000 miles nautiques. Le principe est de valider la capacité des prétendants à la transat à faire face de manière autonome aux aléas d’une navigation longue au large et accessoirement qu’ils puissent vérifier que ça leur plaît

Le parcours est une boucle  dont le départ est un port au choix du coureur, entre La Rochelle et Brest avec comme points de passage obligés la bouée de Coningbeg au Sud Est de l’Irlande, le plateau de Rochebonne (au large de la Rochelle et le pont de l’Ile de Ré)

Le bateau étant amarré à Pornichet depuis la Select, c’est donc de là que je largue les amarres le 6 Mai au soir pour me lancer dans l’aventure.

Jour 1 : Départ dans des conditions agréables, même si la météo annonce du près jusqu’à la pointe de la Bretagne. Cette allure n’est pas la plus rapide mais la direction du vent me permet de longer toute la côte bretonne sur un seul bord. Je passe de nuit à 50 m de la pointe de Taillefer à Belle-Ile. Puis longe la Bretagne Sud légèrement au large, apercevant de loin Les Glénans, Penmarc’h .

Jour 2 : Je décide de passer à l’Ouest de l’ile de Sein, puis de l’ile d’Ouessant, ce que je fais dans la nuit, avant d’attaquer la traversée de la manche vers les iles Scilly au soleil levant.

La manche a cette particularité de voir passer tout le trafic des cargos vers l’Europe du Nord, qui sont répartis par un dispositif de séparation du trafic. Il y a donc un « rail » montant et un rail descendant où tous les cargos sont concentrés.

Pour passer le rail, c’est toujours un peu d’émotion. Car un cargo, c’est gros, ça va vite et ça ne manœuvre pas très facilement. La vigilance est donc de mise pour es quelques heures de traversée des rails. Pas le moment de faire la sieste.

Heureusement, nous sommes bien aidés par notre AIS, un système de communication par satellite que nous avons à bord et dont es cargos ont l’obligation de se doter. Nous avons donc la position, la vitesse et le cap de chacun des cargos que nous croisons, ce qui aide bien pour vérifier que nous ne sommes pas en route de collision.

La traversée de la manche est rapide et dès la fin du rail, les conditions se prêtent à l’envoi du spi. C’est donc un long bord vraiment rapide qui commence. Du fun ! Bien rapide sous un ciel avec des éclaircies. Un gros grain avant les Scillys me donne l’occasion de faire un joli vrac dans 30 nœuds de vent sous spi J Un bon quart d’heure à récupérer la voile au ras de l’eau, à 90° de la route que je suivais. Ca m’apprendra à regarder derrière ce qui arrive quand le vent vient de là.

Passage juste à l’Est des Scillys en fin d’après-midi, à vue de l’ile de Sainte Marie où j’ai un souvenir d’escale peuplé de pubs fort sympathiques. Cap sur Conningbeg !

Jour 3 : Toujours sous pi, tout roule à belle allure. J’éteins le pilote pour profiter de l’agrément de la nuit pour barrer une heure ou deux. Mais en le réenclenchant, rien ne se passe… Mes souvenirs de la Select sans pilote se réveillent douloureusement. J’essaye de diagnostiquer au mieux d’où vient la panne, sans pouvoir lâcher la barre. Les symptômes sont proches de ceux que j’ai connus en début de saison, où un spécialiste a rapidement réussi à réparer. Je sais que j’aurais environ 10 minutes de réseau à Coningbeg et je décide de l’appeler à ce moment-là en espérant pouvoir le joindre…

EN attendant, tant que je suis sous spi, pas question de lâcher la barre… Or je n’ai pas spécialement engrangé de sommeil sur la première partie du parcours, proche des cailloux et des cargos. Les prochaines heures s’annoncent donc longues. Au matin, le vent tourne, j’affale le spi et repasse au près. A cette allure, lorsque l’on règle bien les voiles, le bateau est si équilibré que l’on peut le laisser aller seul, sans pilote automatique. J’en profite donc pour faire une ou deux siestes avant Coningbeg.

En arrivant à Coningbeg, j’arrive à joindre Florian, qui a déjà réparé mon pilote. Commence alors ma parenthèse bricolage. En résumé, on se croirait dans un film.

Je débranche, rebranche, coupe des fils (le bleu et le marron, faut pas se gourer !), rerebranche en direct le moteur de la pompe hydraulique qui actionne le vérin du pilote et …

Rien ne se passe. Plus de réseau. Re…

Hop, une barre de réseau qui apparaît sur mon mobile, Florian en ligne, instructions pour la manœuvre de la dernière chance et puis ça coupe.

Au final, je démonte le moteur électrique, nettoie  les charbons, remonte le moteur et ça démarre ! Coningbeg est déjà loin et l’aventure continue.

Yeehhaa ! Bon , là je peux l’avouer, je ne faisais pas le malin. Un bon coup d’œil à la carte me donnait la certitude de trouver un port pour l’accueillir en Irlande, mais aussi la quasi-certitude qu’il serait suffisament petit pour que je n’y trouve pas de quoi réparer un pilote en panne. Je me voyais déjà dans l’avion et à revenir chercher mon bateau plus tard, la suite de la saison foutue.

Le soulagement est à la hauteur de mes inquiétudes ! Je m’organise une petite fête à bord, avec deux liophylisés d’affilé (pas eu trop le temps de grignoter depuis 24 h) mais surtout la canette de Guiness de la caisse d’avitaillement, emmenée justement pour fêter le passage de la marque Irlandaise.

La solitude et la fatigue ont cette faculté d’amplifier les émotions, positives comme négatives. Là, c’est un peu l’euphorie, la perspective de dormir enfin un peu renforçant encore mon bonheur. Qui plus est,  les dauphins me font escorte pendant plusieurs heures de manière presque permanente. Un régal !

Le vent est mollissant et ne tourne pas au Nord-Est comme prévu  initialement. La descente vers la manche s’annonce longue, sous un ciel très couvert qui ne permet pas à mon panneau solaire de recharger les batteries…

 

La suite pour très bientôt. Le boulot est intense et je suis un peu à cours de temps !

dimanche 6 mai 2012

Les 1000 milles de Zebulon

Les étapes vers la course phare de la saison s'enchaînent à un rythme soutenu, entrecoupées de semaines au boulot nécessairement tout aussi intenses.

À partir de Samedi, je suis en congés pour deux semaines afin d'effectuer ma qualification en solitaire hors course.

Il s'agit d'effectuer une boucle imposée de 1000 miles (environ 2000 km) entre la Bretagne Sud, l'Irlande et l'île de Ré. Je partirai donc avec la première fenêtre météo favorable, soit un vent pas trop violent et bien orienté pour que mon trajet soit rapide jusqu'en Irlande.

Mon bateau étant encore à Pornichet depuis la Select, ce sera mon point de départ. J'irai en revanche à Douarnenez en remontant de La Rochelle car c'est de ce port que partira en Juin la mini-Fastnet, cours e en double à laquelle je participe.

Pour valider cette qualification, il me faut finir sans escale (sauf cas de sécurité comme un coup de vent) et en profiter pour tenir un journal de bord bien détaillé. Ce sera aussi l'occasion de réaliser mes premiers points au sextant. J'ai bouquiné la notice hier et ça n'a pas l'air évident évident... Heureusement, mon GPS est réparé et mon GPS de secours fonctionne également :)

A mon arrivée, mon parcours sera analysé par les responsables de la classe mini (association qui organise toutes les courses du circuit) et normalement validé.

Dès que je passerai à proximité des côtes, je tâcherai d'envoyer un sms avec ma position pour que celle-ci soit actualisée sur le blog et sur Facebook. J'aurai aussi des échanges texto avec l'entraîneur du centre de la Rochelle qui sut ça de près, s'il y a des changements météo importants.

Je cherche plus que jamais des sponsors, en particulier dans la perspective de la course de cet été et de la saison prochaine. le plus tôt sera le mieux. Vous êtes mes meilleurs prescripteurs, je compte sur vous.

Départ vers 17 h de Pornichet pour une sacré belle nav qui devrait durer une semaine environ!


Afficher les 1000 miles de Zebulon sur une carte plus grande

samedi 5 mai 2012

la Sélect 6.50 : la video

Bonjour à tous,

Voici le premier épisode du feuilleton  qu'est mon apprentissage de la vie de ministe (coureur au large sur un mini, bateau de 6,50 m)

Bonne vidéo!

dimanche 29 avril 2012

Apprendre la course au large en solitaire #2 : Le récit de la course !

Voici le récit de la Select 6.50, la première course en solitaire de la saison mini 2012 et la première course en solitaire de ma vie !!
Les conditions annoncées sont musclées pour le Samedi et le Dimanche et très musclées (voire déraisonnables) à partir du Lundi matin. la direction de course a donc sagement choisi de nous faire effectuer un parcours raccourci, afin que tout le monde soit rentré avant le gros coup de vent du Lundi.
De manière originale, cette course commence par un départ. Pour un petit néophyte comme moi, cela signifie surtout plus de 50 bateaux se croisant et recroisant et autant d'occasions de rentrer en collision avec un autre concurrent et anéantir ainsi tout espoir de finir correctement la course. D'autant plus qu'il y a déjà pas mal de vent et que nos bateaux accélèrent très vite (pour des bateaux de course, c'est heureux me direz-vous)
A peine sorti de la baie, je trouve les bons réglages et me met à remonter pas mal de concurrents. La mer forcit beaucoup et ballotte le bateau. Nous sommes partis pour au moins 12 h de près et les conditions musclées sont bien là. Paquet d'eau de mer dans la figure à chaque vague, chocs répétés et une vitesse de rapprochement au but minable... Ca va être long!
Peu après, j'imite certain de mes camarades et réduis encore ma voilure en prenant le troisième ris (diminuant la surface portée de voile) de la grand-voile et en prenant un ris dans le solent (une manœuvre en mode sous-marin, à l'avant du bateau. Ca y est, mes bottes sont pleines d'eau!) A l'usage, avec une mer aussi forte, ça n'est pas une bonne idée. Le bateau n'a pas assez de puissance et se fait coucher par les vagues. Ma vitesse de rapprochement chute encore. Avec ça, j'éprouve les pires difficultés à virer dans cette mer avec si peu de toile et je perds encore du temps.
Une heure après ces mésaventures, le haut de ma grand-voile se met à fasseyer bizarrement (battre dans le vent) Je m'aperçois qu'une des lattes qui rigidifient la GV a joué les filles de l'air et qu'une déchirure apparaît. Heureusement, j'ai un vieux bout de latte dans le bateau. J'affale (dans 30 noeuds de vent, soit 55 km/h, c'est un poil sport), je bricole 15 minutes, et je renvoie! J'ai de moins en moins de concurrents derrière moi. Un copain (le709)a démâté une heure avant et j'ai entendu le message à la radio. Même si je sais qu'il va bien, ça me fout le moral à zéro car il venait de finir de construire son bateau après 4ans d'efforts (heureusement, le bateau sera sauvé, c'est déjà ça)
En gros, le début de course est difficile. mais ça doit forcément être pareil pour les autres, donc je ne lâche pas le morceau. Je choisis de passer au Nord des îles d'Houat et Hoedic et d'emprunter le passage de de la Teignouse pour rejoindre le phare des Birvideaux que nous avons à contourner. Cela doit me permettre de bénéficier d'une mer moins forte, d'une légère rotation du vent en ma faveur (donc de moins de route effectuée) et si je suis assez rapide, du courant favorable à la Teignouse (j'y arriverai finalement trop tard, mais avec un courant contraire encore faible)
Las, peu après la tombée de la nuit, mon GPS décide de quitter le navire... Il n'affiche plus que l'heure. Ma VHF (radio) et mon AIS (système de transpondeur pour éviter les collisions en mer) me donnent bien ma position GPS, mais pas le cap à suivre. Je suis donc parti pour naviguer à l'ancienne, avec ma carte à la main, en comptant le nombre d'éclat des phares et des bouées pour me situer. Pas insurmontable, mais chronophage. Car évaluer les distances la nuit est compliqué, tout comme faire un point toutes les cinq minutes alors que la mer arrose copieusement le pont et que mon pilote décide lui aussi de me lâcher. A chaque fois que j'appuie sur la télécommande du pilote pour lui demander de conserver un angle constant par rapport au vent, celui-ci donne un grand coup de barre et entame un virement de bord!! Bon bon bon, ça commence à faire beaucoup, non?
Je calcule qu'au pire, la course devrait durer 40heures et qu'après tout, dormir dans ces conditions, n'est pas franchement agréable, qu'il vaut mieux profiter de mes vacances en respirant à pleins poumons l'air vivifiant et les embruns bretons. Donc, pas question d'abandonner et je continue. Je passe la Teignouse sans voir les feux d'un seul concurrent, en retard sur mon planning initial (forcément) et j'ai la bonne surprise de retrouver pas mal de feux de navigations entre Belle-Ile et les Birvideaux. Visiblement, la plupart de mes concurrents a choisi de passer entre Belle-Ile et Houat et non dans la baie de Quiberon. mon option n'était donc pas si mal et m'aurait procuré une belle avance sans mes multiples galères. Petite hausse de moral. j'attaque le près vers les Birvideaux le mors aux dents! Yeehaaa.
Je passe les Birvideaux à 7 h 30 du matin, juste devant le 772, un Nacira (un autre modèle de bateau de série) Le bord débridé vers Belle-Ile lui est clairement favorable, mais j'optimise mes réglages, optimise le matossage (déplace tous les poids à bord du bateau (voiles, sacs, bidon d'eau, outillage, etc...) et le tiens en vitesse. Il change de stratégie, lofe (ferme son angle par rapport au vent) et se décale par rapport à moi. Il me prépare un sale coup, c'est sur! Gagné, il envoie son code 5, une voile que je n'ai pas et accélère dramatiquement en repassant devant moi.
Dès la pointe de Goulfar passée, je mets le cap sur l'île D'Yeu et envoie mon spi médium dans 20noeuds de vent bien établis pour ce qui va être un bord d'ANTHOLOGIE! Je rappelle que je n'ai pas de pilote. Autant au près, on peut lâcher la barre assez facilement car le bateau est équilibré, autant sous spi avec de la mer, c'est s'assurer un vrac instantané. Je hisse le spi en mois de 10 s et c'est parti pour plus de cinq heures où je ne vais plus pouvoir lâcher la barre.
Et là, c'est le pied! Le bateau enchaîne les glissades sur les vagues. Chaque vague le soulève, le lance dans la glissage. Puis il ne cesse d'accélérer jusqu'à rattraper la vagu précédente. L'étrave est soulagée par le spi et le bateau lève le nez. Des gerbes d'eau de mer se forment de chaque côté du cockpit avec la vitesse. ET ça recommence sans fin. Absolument grisant.
Le vent ne cesse de monter pour atteindre 30 noeuds établis (55 km/h). Là, je commence à avoir du mal à tenir Zébulon qui est en surpuissance et part au tas (le vent le couche sur l'eau). Assez impressionnant mais pas bien grave. Il suffit de choquer (lâcher les voiles) pour que le vent s'en échappe et qu'il revienne à l'horizontale. Mais comme un bateau n'avance pas bien sur la tranche, je décide d'affaler mon spi médium.
Oui mais… Je n’ai plus de pilote et pour affaler sereinement, il faut avoir le vent venant de l’arrière, presque dans l’axe. Or c’est justement de cette direction que viennent les vagues. Et elles ont une fâcheuse tendance à vouloir faire changer le bateau d’amure. Le risque est l’empannage sauvage où la baume (tube d’aluminium horizontal qui tient la grand voile) viendrait brutalement cogner la bastaque (câble qui tient le mât à l’arrière). Après deux tentatives avortées, j’abandonne l’idée de faire une belle manœuvre.
J’attends que le bateau parte en vrac et profite du fait que les voiles sont parallèles à l’eau puisqu’il est couché pour ramener enfin le spi. Une bataille de 30 minutes quand même, dont je ressors bien épuisé.
Commence alors un bord à la c… Je suis épuisé, j’ai fait de la route en trop, je mets le cap sur la pointe de l’ile d’Yeu. Le vent retombe assez vite aux alentours de 10 nœuds mais je suis tellement épuisé que je ne réalise même pas qu’il faut que je renvoie absolument un spi. Je perds trois heures dans l’opération et voit deux bateaux passer au ras de l’ile d’Yeu et s’échapper loin devant.
C’est mon gros moment de déprime. Je suis vraiment dégoûté, et la perspective du coup de vent, confirmée par la météo que j’entends avec la radio du bord, me fat envisager l’abandon et le retour direct à Pornichet.
J’entame la remontée vers le plateau du Four. Durant celle-ci, mon GPS se remet à fonctionner. C‘est en fait la prise de l’antenne qui s’est dessoudée avec les chocs. Je bricole pour que ça tienne jusqu’à l’arrivée et ça me remonte bien le moral, la visibilité annoncée pour la nuit étant faible.
Puis je me rends compte que mon pilote fonctionne et que les soucis que j’ai eu sont dus uniquement à la télécommande défectueuse. Je rage un peu de ne pas avoir vérifié ça tout de suite, mais au moins, j’ai un pilote pour finir la course.
La remontée se passe relativement bien. Je cours après le bateau de devant que j’aperçois à l’horizon, sans jamais réussir à vraiment le rattraper, mais avec un bon moteur pour ma motivation, qui commence à être bien entamée par la fatigue.
Arrivé au Four, je calcule que ça devrait passer avant le coup de vent et me lance dans la dernière boucle qui caractérise cette fin de parcours.
Le vent qui n’a jamais vraiment faibli au-dessous de 20 nœuds commence à monter progressivement. La fatigue me tombe dessus sur le bord qui va de la bouée de la Recherche à celle de Basse-Capella. Je m’endors involontairement quelques secondes à la barre alors que le vent est monté à 30 nœuds, que la houle du large est rentrée et ballotte fortement le bateau et qu’il pleut des cordes. Comme quoi, on peut s’endormir dans toutes les conditions J
Sauf que c’est un bord où il ne faut surtout pas dormir, pour ne pas se rajouter de route et aussi parce que nous sommes près des cailloux. Pour rester éveiller, je me mets donc à chanter des bouts de chansons à tue-tête. J’entrecoupe ce récital de petites hallucinations diverses (je vois des objets dans l’eau, je m’entends me parler à moi-même et je réponds à voix haute,…) Ce qui est assez amusant là-dedans, c’est que je me rends compte que j’hallucine, mais ça ne stoppe absolument pas les hallucinations. Drôle d’expérience.
Enfin, après la bouée de Basse-Capella, j’entame le dernier bord de a course, dans trente nœuds établis, en ligne droite vers l’arrivée. Le vent se renforce encore et je passe la ligne dans 35 nœuds de vent à 6h 10 du matin.
Auparavant, sur ce bord, j’ai eu le temps de me faire une frayeur en imaginant que la ligne était fermée (il y a toujours un délai limite pour la passer)et que ma course ne serait pas validée. J’arrive donc heureux d’être allé jusqu’au bout mais inquiet, chaque étape de mon programme de cette année étant quasi éliminatoire si je veux courir Les Sables-Les Açores-les Sables en Août.
Le zodiac a toutes les peines à me remorquer jusqu’au port (nous n’avons pas de moteur et une arrivée à la voile dans ces conditions serait dangereuse). Les deux précédents arrivés m’accueillent, me disent que je suis le dernier, mais le 12èmebateau seulement à avoir réussi à franchir la ligne en catégorie série.
Je me dirige vers le PC course, la pluie tombe à l‘horizontale, je chancèle, marche comme si j’avais 50 ans de plus, mais je suis heureux.
Quelques cafés plus tard au PC course, après avoir refait la course avec le directeur de course, son adjoint et mon prédécesseur sur la ligne, je pars m’écrouler à l’hôtel.
En conclusion, j’ai appris plein de trucs, je n’ai jamais lâché, alors même que j’ai eu un nombre de galères assez impressionnant, je n’ai pas perdu espoir un seul moment. J’ai mené le bateau dans ces conditions que je n’avais jamais testé, sans hésiter à le pousser. Je n’ai pas dormi pendant 48 heures, je ne suis pas encore vraiment remis une semaine après.
J’ai fini et je suis même bien classé !
Et surtout, surtout, je me suis éclaté. Ceci peut paraître un peu bizarre de s’éclater en se plaçant dans une telle situation d’inconfort. Ca ne s’explique pas, ça se vit ! La mer est un aimant.
C’est aussi une grosse inquiétude en moins, car si j’avais déjà navigué au large et en équipage réduit, je ne pouvais pas savoir avec certitude que j’allais aimer naviguer en solitaire. Après tant d’investissement, c’eut été une grosse déception, mais il fallait prendre le risque pour savoir.
A partir du 5 Mai, je suis en standby pour ma qualification en solitaire hors course, un parcours de 1000 miles nautique (1850 km) en solitaire à effectuer en Atlantique Ouest. L’occasion de tester mes aptitudes au grand large en solitaire sur une longue période (entre 8 et 10 jours)
Très prochainement le montage vidéo de la Select sera sur le blog.
Arnaud

Et n'oubliez pas la page Facebook. Aimez la page de Zébulon pour ne rien manquer.
https://www.facebook.com/Zebulon488

samedi 21 avril 2012

Apprendre la course au large en solitaire #1

Bonjour à tous,
c'est parti pour une première saison complète de navigations au large.
L'objectif de la saison : se qualifier pour la transat 2013 et participer à la grande course en solitaire de l'année, en Août : Les Sables-les Açores-Les Sables. Au programme : La Select 6.50 :  300 miles en solitaire en Bretagne Sud --> ma toute première course en solitaire.
La qualification en solitaire (entre le 5 et le 20 Mai, en fonction du vent) : 1000 miles en solitaire en Atlantique, hors course La mini Fastnet : 600 miles en double, départ le 10 Juin Pour être qualifié, il faut absolument que je finisse ces trois étapes.  

Samedi part donc la Select. Les conditions prévues sont ventées, avec un renforcement prévu Lundi. L'organisation à réduit le parcours à 190 miles au lieu de 300, afin que nous soyons tous à bon port avant le coup de vent prévu Lundi.  
Après étude du nouveau parcours et vu les conditions de vent et de mer, il ne devrait pas y avoir plus de trois créneaux de 10 minutes pour piquer un roupillon sur les 24 à 30 heures que devraient durer la course pour moi.
Pour résumer, je vais passer mes vacances à prendre des paquets d'eau de mer sur la figure, sans dormir, en mangeant ce que je peux. :) Et si tout va bien, je devrais même aimer ça!

Nous sommes environ 60 concurrents, répartis en un classement prototypes et un classement série dans lequel je cours. Pas mal de bizuths pour cette course, qui comme moi ne font pas trop les malins à24 h du départ :) 
Un seul mot d'ordre sur les pontons entre bizuths : finir.
Ca sera en soi une preformance si j'y arrive. Chez les habitués, naturellement, ça parle plus de classement. Les émotions du moment hésitent enre aplication, excitation car il va y avoir de moments de fun et trouille d'abandonner car ça va quand même être sévère ;)

jeudi 12 avril 2012

Première navigation en solitaire au large

Convoyage ce week-end de La Rochelle à Pornichet où se déroulera la première course de la saison.

Une grande première !
 La question n° 1 était : vais-je réussir à aller dormir en laissant mon pilote barrer... Pour être honnête, j'avais des doutes et je m'attendais plutôt à ne pas dormir pendant les 24 h de navigation prévue.
Et puis non, après deux essais infructueux, j'ai pris le pli.

Morale : j'ai dormi huit heures d'affilé, par tranches de 20 minutes.Comme quoi quand on aime la sieste à terre, on aime la sieste en mer.
La navigation s'est fait quasiment exclusivement au près (en remontant vers la direction d'où vient le vent : c'est l'allure la pus pénible, car on est face à la mer, il fait froid, ça mouille, ça tape énormément), dans du vent fort au début, puis mollissant.

En arrivant, un bon gueuleton et 12 heures de sommeil. Je crois qu'en fait, ça m'avait un peu stressé.

mercredi 4 avril 2012

Premières navigations en solitaire

Samedi : réparation du pilote. Finalement, j'ai fait appel à un pro. Trois minutes chrono pour trouver la panne. La classe !
Première sortie solo de la saison en fin d'après-midi
Dimanche : entraînement avec le pôle. Grand soleil, 20 nœuds de vent (un peu moins de 40 km/h). Une petite régate avec les copains, pas mal de manœuvres ratées et de petit soucis techniques à réparer dans l'instant, mais un régal !

Bonus vidéo : le départ en vrac filmé en direct ! J'ai mis dix minutes à tout remettre d'aplomb :)

lundi 2 avril 2012

Première navigation !

Sur Zébulon ce week-end, première navigation. je voulais naviguer Samedi, mais en fait j'ai bricolé.
Je voulais naviguer Dimanche matin, mais j'ai bricolé...
Finalement, navigation avec un copain ministe, Louis-Marie, embarqué au dernier moment, mon pilote automatique refusant de fonctionner...

Ca fait du bien ! Enfin les navigations !

mardi 6 mars 2012

Chantier 2012

Deux mois de chantier pour Zébulon cet hiver. Le pôle d'entraînement Rochelais Atlantique 6,50 avait loué un hangar grand luxe (mais pas chauffé) où nous étions une dizaine de coureurs à bricoler nos bateaux. Au programme :
  • Ponçage de la coque et nouvel antifouling (une peinture bien toxique qui empêche  que les algues s'accrochent
  • Démontage de l'ensemble de l'accastillage et remontage propre, avec du mastic frais. Ben oui, c'était pas drôle mais indispensable, car Zébulon avait une fâcheuse tendance à prendre l'eau par tous les boulons. C'était pas le Titanic, mais c'est toujours un peu embêtant quand on songe à la quantité d'électronique qu'il y a dedans... Et puis dormir dans des draps mouillés... (bon ok, je l'avoue, il n'y a pas de draps à bord. ni de coussins)
  • Changement d'une partie du gréement dormant (les cables qui tiennent le mât
  • Déplacement d'une partie de l'électronique
  • Changement d'une partie du matériel de sécurité (dont le radeau de survie)
  • Réparation de plusieurs voiles
  • Grand nettoyage en profondeur

Bon, tout est fait(ou presque). Je suis ruiné, mais Zeb flotte! Il y a eu pas mal de mauvaises surprises, mais le plus dur semble passé. Même si j'ai 15 jours de retard A moi les navigations!

Et un grand merci à tous ceux uqui sont venus m'aider à bricoler. Passer tous les week-ends de l'hiver à camper dans un chantier, au fin fond de la zone industrielle, ça aurait été un poil dur psychologiquement sans votre aide.