L'aventure continue !
Je pars aujourd'hui pour la plus belle course de la saison.
Vous pouvez suivre la course sur le site internet : http://www.lessables-lesacores.com/
Le blog sera mis à jour autant que possible par d'anciens concurrents : Zebulon488.blogspot.com
Et naturellement la page facebook Zebulon 488
Bonne course!
dimanche 29 juillet 2012
vendredi 22 juin 2012
Dernière ligne droite vers la qualification !
Je pars cette nuit pour mon complément de qualification de 300 miles. C'est mon unique créneau mais la météo semble vouloir être avec moi. Le parcours imposé par la classe mini : douarnenez chaussée de sein bxa la Rochelle
Réponse lundi!
Ça va le faire !
Bon week-end
Réponse lundi!
Ça va le faire !
Bon week-end
jeudi 14 juin 2012
Mini-Fastnet
Nous sommes arrivés ce matin à Douarnenez, tout s'est très bien passé, je me suis régalé ! On termine 10ème !
A très vite pour le récit de la course, juste le temps pour moi de me poser et de rédiger quelques lignes....
Un grand merci à tous pour vos messages
A très vite pour le récit de la course, juste le temps pour moi de me poser et de rédiger quelques lignes....
Un grand merci à tous pour vos messages
lundi 11 juin 2012
Apprendre la Course au large : nouvel épisode
Hier vers 17h, c'était le départ du Mini-Fastnet !
Les conditions météo annoncées en Manche pour le milieu de semaine ont conduit la direction de course à nous envoyer naviguer sur un parcours de substitution, qui nous fait effectuer un Aller/Retour entre Douarnenez et le pertuis d’Antioche (entre les iles de Ré et Oléron)
Pour cette course en double, Henri Meyniel, qui a couru la transat 2009, embarque à bord de Zébulon. Encore un mentor d’expérience qui va me permettre d’apprendre plus rapidement.
Vous pouvez suivre la course en direct sur le site du Winches Club de Douarnenez : www.winchesclub.com où il y a une cartographie interactive, nos bateaux embarquant des trackers qui fourniront régulièrement des positions pour alimenter le site.
Bonne régate à tous ! Vous avez de quoi occuper vos pauses au boulot ou vos soirées devant l’écran.
Les conditions météo annoncées en Manche pour le milieu de semaine ont conduit la direction de course à nous envoyer naviguer sur un parcours de substitution, qui nous fait effectuer un Aller/Retour entre Douarnenez et le pertuis d’Antioche (entre les iles de Ré et Oléron)
Pour cette course en double, Henri Meyniel, qui a couru la transat 2009, embarque à bord de Zébulon. Encore un mentor d’expérience qui va me permettre d’apprendre plus rapidement.
Vous pouvez suivre la course en direct sur le site du Winches Club de Douarnenez : www.winchesclub.com où il y a une cartographie interactive, nos bateaux embarquant des trackers qui fourniront régulièrement des positions pour alimenter le site.
Bonne régate à tous ! Vous avez de quoi occuper vos pauses au boulot ou vos soirées devant l’écran.
dimanche 10 juin 2012
Qualification hors course : le récit de l’aventure #1
Deuxième étape sur le chemin de la qualification pour la mini transat et les Sables-Les Acores-Les Sables : le parcours de qualification Hors course.
Ce parcours est imposé par la classe et fait au moins 1000 miles nautiques. Le principe est de valider la capacité des prétendants à la transat à faire face de manière autonome aux aléas d’une navigation longue au large et accessoirement qu’ils puissent vérifier que ça leur plaît
Le parcours est une boucle dont le départ est un port au choix du coureur, entre La Rochelle et Brest avec comme points de passage obligés la bouée de Coningbeg au Sud Est de l’Irlande, le plateau de Rochebonne (au large de la Rochelle et le pont de l’Ile de Ré)
Le bateau étant amarré à Pornichet depuis la Select, c’est donc de là que je largue les amarres le 6 Mai au soir pour me lancer dans l’aventure.
Jour 1 : Départ dans des conditions agréables, même si la météo annonce du près jusqu’à la pointe de la Bretagne. Cette allure n’est pas la plus rapide mais la direction du vent me permet de longer toute la côte bretonne sur un seul bord. Je passe de nuit à 50 m de la pointe de Taillefer à Belle-Ile. Puis longe la Bretagne Sud légèrement au large, apercevant de loin Les Glénans, Penmarc’h .
Jour 2 : Je décide de passer à l’Ouest de l’ile de Sein, puis de l’ile d’Ouessant, ce que je fais dans la nuit, avant d’attaquer la traversée de la manche vers les iles Scilly au soleil levant.
La manche a cette particularité de voir passer tout le trafic des cargos vers l’Europe du Nord, qui sont répartis par un dispositif de séparation du trafic. Il y a donc un « rail » montant et un rail descendant où tous les cargos sont concentrés.
Pour passer le rail, c’est toujours un peu d’émotion. Car un cargo, c’est gros, ça va vite et ça ne manœuvre pas très facilement. La vigilance est donc de mise pour es quelques heures de traversée des rails. Pas le moment de faire la sieste.
Heureusement, nous sommes bien aidés par notre AIS, un système de communication par satellite que nous avons à bord et dont es cargos ont l’obligation de se doter. Nous avons donc la position, la vitesse et le cap de chacun des cargos que nous croisons, ce qui aide bien pour vérifier que nous ne sommes pas en route de collision.
La traversée de la manche est rapide et dès la fin du rail, les conditions se prêtent à l’envoi du spi. C’est donc un long bord vraiment rapide qui commence. Du fun ! Bien rapide sous un ciel avec des éclaircies. Un gros grain avant les Scillys me donne l’occasion de faire un joli vrac dans 30 nœuds de vent sous spi J Un bon quart d’heure à récupérer la voile au ras de l’eau, à 90° de la route que je suivais. Ca m’apprendra à regarder derrière ce qui arrive quand le vent vient de là.
Passage juste à l’Est des Scillys en fin d’après-midi, à vue de l’ile de Sainte Marie où j’ai un souvenir d’escale peuplé de pubs fort sympathiques. Cap sur Conningbeg !
Jour 3 : Toujours sous pi, tout roule à belle allure. J’éteins le pilote pour profiter de l’agrément de la nuit pour barrer une heure ou deux. Mais en le réenclenchant, rien ne se passe… Mes souvenirs de la Select sans pilote se réveillent douloureusement. J’essaye de diagnostiquer au mieux d’où vient la panne, sans pouvoir lâcher la barre. Les symptômes sont proches de ceux que j’ai connus en début de saison, où un spécialiste a rapidement réussi à réparer. Je sais que j’aurais environ 10 minutes de réseau à Coningbeg et je décide de l’appeler à ce moment-là en espérant pouvoir le joindre…
EN attendant, tant que je suis sous spi, pas question de lâcher la barre… Or je n’ai pas spécialement engrangé de sommeil sur la première partie du parcours, proche des cailloux et des cargos. Les prochaines heures s’annoncent donc longues. Au matin, le vent tourne, j’affale le spi et repasse au près. A cette allure, lorsque l’on règle bien les voiles, le bateau est si équilibré que l’on peut le laisser aller seul, sans pilote automatique. J’en profite donc pour faire une ou deux siestes avant Coningbeg.
En arrivant à Coningbeg, j’arrive à joindre Florian, qui a déjà réparé mon pilote. Commence alors ma parenthèse bricolage. En résumé, on se croirait dans un film.
Je débranche, rebranche, coupe des fils (le bleu et le marron, faut pas se gourer !), rerebranche en direct le moteur de la pompe hydraulique qui actionne le vérin du pilote et …
Rien ne se passe. Plus de réseau. Re…
Hop, une barre de réseau qui apparaît sur mon mobile, Florian en ligne, instructions pour la manœuvre de la dernière chance et puis ça coupe.
Au final, je démonte le moteur électrique, nettoie les charbons, remonte le moteur et ça démarre ! Coningbeg est déjà loin et l’aventure continue.
Yeehhaa ! Bon , là je peux l’avouer, je ne faisais pas le malin. Un bon coup d’œil à la carte me donnait la certitude de trouver un port pour l’accueillir en Irlande, mais aussi la quasi-certitude qu’il serait suffisament petit pour que je n’y trouve pas de quoi réparer un pilote en panne. Je me voyais déjà dans l’avion et à revenir chercher mon bateau plus tard, la suite de la saison foutue.
Le soulagement est à la hauteur de mes inquiétudes ! Je m’organise une petite fête à bord, avec deux liophylisés d’affilé (pas eu trop le temps de grignoter depuis 24 h) mais surtout la canette de Guiness de la caisse d’avitaillement, emmenée justement pour fêter le passage de la marque Irlandaise.
La solitude et la fatigue ont cette faculté d’amplifier les émotions, positives comme négatives. Là, c’est un peu l’euphorie, la perspective de dormir enfin un peu renforçant encore mon bonheur. Qui plus est, les dauphins me font escorte pendant plusieurs heures de manière presque permanente. Un régal !
Le vent est mollissant et ne tourne pas au Nord-Est comme prévu initialement. La descente vers la manche s’annonce longue, sous un ciel très couvert qui ne permet pas à mon panneau solaire de recharger les batteries…
La suite pour très bientôt. Le boulot est intense et je suis un peu à cours de temps !
Ce parcours est imposé par la classe et fait au moins 1000 miles nautiques. Le principe est de valider la capacité des prétendants à la transat à faire face de manière autonome aux aléas d’une navigation longue au large et accessoirement qu’ils puissent vérifier que ça leur plaît
Le parcours est une boucle dont le départ est un port au choix du coureur, entre La Rochelle et Brest avec comme points de passage obligés la bouée de Coningbeg au Sud Est de l’Irlande, le plateau de Rochebonne (au large de la Rochelle et le pont de l’Ile de Ré)
Le bateau étant amarré à Pornichet depuis la Select, c’est donc de là que je largue les amarres le 6 Mai au soir pour me lancer dans l’aventure.
Jour 1 : Départ dans des conditions agréables, même si la météo annonce du près jusqu’à la pointe de la Bretagne. Cette allure n’est pas la plus rapide mais la direction du vent me permet de longer toute la côte bretonne sur un seul bord. Je passe de nuit à 50 m de la pointe de Taillefer à Belle-Ile. Puis longe la Bretagne Sud légèrement au large, apercevant de loin Les Glénans, Penmarc’h .
Jour 2 : Je décide de passer à l’Ouest de l’ile de Sein, puis de l’ile d’Ouessant, ce que je fais dans la nuit, avant d’attaquer la traversée de la manche vers les iles Scilly au soleil levant.
La manche a cette particularité de voir passer tout le trafic des cargos vers l’Europe du Nord, qui sont répartis par un dispositif de séparation du trafic. Il y a donc un « rail » montant et un rail descendant où tous les cargos sont concentrés.
Pour passer le rail, c’est toujours un peu d’émotion. Car un cargo, c’est gros, ça va vite et ça ne manœuvre pas très facilement. La vigilance est donc de mise pour es quelques heures de traversée des rails. Pas le moment de faire la sieste.
Heureusement, nous sommes bien aidés par notre AIS, un système de communication par satellite que nous avons à bord et dont es cargos ont l’obligation de se doter. Nous avons donc la position, la vitesse et le cap de chacun des cargos que nous croisons, ce qui aide bien pour vérifier que nous ne sommes pas en route de collision.
La traversée de la manche est rapide et dès la fin du rail, les conditions se prêtent à l’envoi du spi. C’est donc un long bord vraiment rapide qui commence. Du fun ! Bien rapide sous un ciel avec des éclaircies. Un gros grain avant les Scillys me donne l’occasion de faire un joli vrac dans 30 nœuds de vent sous spi J Un bon quart d’heure à récupérer la voile au ras de l’eau, à 90° de la route que je suivais. Ca m’apprendra à regarder derrière ce qui arrive quand le vent vient de là.
Passage juste à l’Est des Scillys en fin d’après-midi, à vue de l’ile de Sainte Marie où j’ai un souvenir d’escale peuplé de pubs fort sympathiques. Cap sur Conningbeg !
Jour 3 : Toujours sous pi, tout roule à belle allure. J’éteins le pilote pour profiter de l’agrément de la nuit pour barrer une heure ou deux. Mais en le réenclenchant, rien ne se passe… Mes souvenirs de la Select sans pilote se réveillent douloureusement. J’essaye de diagnostiquer au mieux d’où vient la panne, sans pouvoir lâcher la barre. Les symptômes sont proches de ceux que j’ai connus en début de saison, où un spécialiste a rapidement réussi à réparer. Je sais que j’aurais environ 10 minutes de réseau à Coningbeg et je décide de l’appeler à ce moment-là en espérant pouvoir le joindre…
EN attendant, tant que je suis sous spi, pas question de lâcher la barre… Or je n’ai pas spécialement engrangé de sommeil sur la première partie du parcours, proche des cailloux et des cargos. Les prochaines heures s’annoncent donc longues. Au matin, le vent tourne, j’affale le spi et repasse au près. A cette allure, lorsque l’on règle bien les voiles, le bateau est si équilibré que l’on peut le laisser aller seul, sans pilote automatique. J’en profite donc pour faire une ou deux siestes avant Coningbeg.
En arrivant à Coningbeg, j’arrive à joindre Florian, qui a déjà réparé mon pilote. Commence alors ma parenthèse bricolage. En résumé, on se croirait dans un film.
Je débranche, rebranche, coupe des fils (le bleu et le marron, faut pas se gourer !), rerebranche en direct le moteur de la pompe hydraulique qui actionne le vérin du pilote et …
Rien ne se passe. Plus de réseau. Re…
Hop, une barre de réseau qui apparaît sur mon mobile, Florian en ligne, instructions pour la manœuvre de la dernière chance et puis ça coupe.
Au final, je démonte le moteur électrique, nettoie les charbons, remonte le moteur et ça démarre ! Coningbeg est déjà loin et l’aventure continue.
Yeehhaa ! Bon , là je peux l’avouer, je ne faisais pas le malin. Un bon coup d’œil à la carte me donnait la certitude de trouver un port pour l’accueillir en Irlande, mais aussi la quasi-certitude qu’il serait suffisament petit pour que je n’y trouve pas de quoi réparer un pilote en panne. Je me voyais déjà dans l’avion et à revenir chercher mon bateau plus tard, la suite de la saison foutue.
Le soulagement est à la hauteur de mes inquiétudes ! Je m’organise une petite fête à bord, avec deux liophylisés d’affilé (pas eu trop le temps de grignoter depuis 24 h) mais surtout la canette de Guiness de la caisse d’avitaillement, emmenée justement pour fêter le passage de la marque Irlandaise.
La solitude et la fatigue ont cette faculté d’amplifier les émotions, positives comme négatives. Là, c’est un peu l’euphorie, la perspective de dormir enfin un peu renforçant encore mon bonheur. Qui plus est, les dauphins me font escorte pendant plusieurs heures de manière presque permanente. Un régal !
Le vent est mollissant et ne tourne pas au Nord-Est comme prévu initialement. La descente vers la manche s’annonce longue, sous un ciel très couvert qui ne permet pas à mon panneau solaire de recharger les batteries…
La suite pour très bientôt. Le boulot est intense et je suis un peu à cours de temps !
dimanche 6 mai 2012
Les 1000 milles de Zebulon
Les étapes vers la course phare de la saison s'enchaînent à un rythme soutenu, entrecoupées de semaines au boulot nécessairement tout aussi intenses.
À partir de Samedi, je suis en congés pour deux semaines afin d'effectuer ma qualification en solitaire hors course.
Il s'agit d'effectuer une boucle imposée de 1000 miles (environ 2000 km) entre la Bretagne Sud, l'Irlande et l'île de Ré. Je partirai donc avec la première fenêtre météo favorable, soit un vent pas trop violent et bien orienté pour que mon trajet soit rapide jusqu'en Irlande.
Mon bateau étant encore à Pornichet depuis la Select, ce sera mon point de départ. J'irai en revanche à Douarnenez en remontant de La Rochelle car c'est de ce port que partira en Juin la mini-Fastnet, cours e en double à laquelle je participe.
Pour valider cette qualification, il me faut finir sans escale (sauf cas de sécurité comme un coup de vent) et en profiter pour tenir un journal de bord bien détaillé. Ce sera aussi l'occasion de réaliser mes premiers points au sextant. J'ai bouquiné la notice hier et ça n'a pas l'air évident évident... Heureusement, mon GPS est réparé et mon GPS de secours fonctionne également :)
A mon arrivée, mon parcours sera analysé par les responsables de la classe mini (association qui organise toutes les courses du circuit) et normalement validé.
Dès que je passerai à proximité des côtes, je tâcherai d'envoyer un sms avec ma position pour que celle-ci soit actualisée sur le blog et sur Facebook. J'aurai aussi des échanges texto avec l'entraîneur du centre de la Rochelle qui sut ça de près, s'il y a des changements météo importants.
Je cherche plus que jamais des sponsors, en particulier dans la perspective de la course de cet été et de la saison prochaine. le plus tôt sera le mieux. Vous êtes mes meilleurs prescripteurs, je compte sur vous.
Départ vers 17 h de Pornichet pour une sacré belle nav qui devrait durer une semaine environ!
Afficher les 1000 miles de Zebulon sur une carte plus grande
À partir de Samedi, je suis en congés pour deux semaines afin d'effectuer ma qualification en solitaire hors course.
Il s'agit d'effectuer une boucle imposée de 1000 miles (environ 2000 km) entre la Bretagne Sud, l'Irlande et l'île de Ré. Je partirai donc avec la première fenêtre météo favorable, soit un vent pas trop violent et bien orienté pour que mon trajet soit rapide jusqu'en Irlande.
Mon bateau étant encore à Pornichet depuis la Select, ce sera mon point de départ. J'irai en revanche à Douarnenez en remontant de La Rochelle car c'est de ce port que partira en Juin la mini-Fastnet, cours e en double à laquelle je participe.
Pour valider cette qualification, il me faut finir sans escale (sauf cas de sécurité comme un coup de vent) et en profiter pour tenir un journal de bord bien détaillé. Ce sera aussi l'occasion de réaliser mes premiers points au sextant. J'ai bouquiné la notice hier et ça n'a pas l'air évident évident... Heureusement, mon GPS est réparé et mon GPS de secours fonctionne également :)
A mon arrivée, mon parcours sera analysé par les responsables de la classe mini (association qui organise toutes les courses du circuit) et normalement validé.
Dès que je passerai à proximité des côtes, je tâcherai d'envoyer un sms avec ma position pour que celle-ci soit actualisée sur le blog et sur Facebook. J'aurai aussi des échanges texto avec l'entraîneur du centre de la Rochelle qui sut ça de près, s'il y a des changements météo importants.
Je cherche plus que jamais des sponsors, en particulier dans la perspective de la course de cet été et de la saison prochaine. le plus tôt sera le mieux. Vous êtes mes meilleurs prescripteurs, je compte sur vous.
Départ vers 17 h de Pornichet pour une sacré belle nav qui devrait durer une semaine environ!
Afficher les 1000 miles de Zebulon sur une carte plus grande
samedi 5 mai 2012
la Sélect 6.50 : la video
Bonjour à tous,
Voici le premier épisode du feuilleton qu'est mon apprentissage de la vie de ministe (coureur au large sur un mini, bateau de 6,50 m)
Bonne vidéo!
Voici le premier épisode du feuilleton qu'est mon apprentissage de la vie de ministe (coureur au large sur un mini, bateau de 6,50 m)
Bonne vidéo!
dimanche 29 avril 2012
Apprendre la course au large en solitaire #2 : Le récit de la course !
Voici le récit de la Select 6.50, la première course en solitaire de la saison mini 2012 et la première course en solitaire de ma vie !!
Les conditions annoncées sont musclées pour le Samedi et le Dimanche et très musclées (voire déraisonnables) à partir du Lundi matin. la direction de course a donc sagement choisi de nous faire effectuer un parcours raccourci, afin que tout le monde soit rentré avant le gros coup de vent du Lundi.
De manière originale, cette course commence par un départ. Pour un petit néophyte comme moi, cela signifie surtout plus de 50 bateaux se croisant et recroisant et autant d'occasions de rentrer en collision avec un autre concurrent et anéantir ainsi tout espoir de finir correctement la course. D'autant plus qu'il y a déjà pas mal de vent et que nos bateaux accélèrent très vite (pour des bateaux de course, c'est heureux me direz-vous)
A peine sorti de la baie, je trouve les bons réglages et me met à remonter pas mal de concurrents. La mer forcit beaucoup et ballotte le bateau. Nous sommes partis pour au moins 12 h de près et les conditions musclées sont bien là. Paquet d'eau de mer dans la figure à chaque vague, chocs répétés et une vitesse de rapprochement au but minable... Ca va être long!
Peu après, j'imite certain de mes camarades et réduis encore ma voilure en prenant le troisième ris (diminuant la surface portée de voile) de la grand-voile et en prenant un ris dans le solent (une manœuvre en mode sous-marin, à l'avant du bateau. Ca y est, mes bottes sont pleines d'eau!) A l'usage, avec une mer aussi forte, ça n'est pas une bonne idée. Le bateau n'a pas assez de puissance et se fait coucher par les vagues. Ma vitesse de rapprochement chute encore. Avec ça, j'éprouve les pires difficultés à virer dans cette mer avec si peu de toile et je perds encore du temps.
Une heure après ces mésaventures, le haut de ma grand-voile se met à fasseyer bizarrement (battre dans le vent) Je m'aperçois qu'une des lattes qui rigidifient la GV a joué les filles de l'air et qu'une déchirure apparaît. Heureusement, j'ai un vieux bout de latte dans le bateau. J'affale (dans 30 noeuds de vent, soit 55 km/h, c'est un poil sport), je bricole 15 minutes, et je renvoie! J'ai de moins en moins de concurrents derrière moi. Un copain (le709)a démâté une heure avant et j'ai entendu le message à la radio. Même si je sais qu'il va bien, ça me fout le moral à zéro car il venait de finir de construire son bateau après 4ans d'efforts (heureusement, le bateau sera sauvé, c'est déjà ça)
En gros, le début de course est difficile. mais ça doit forcément être pareil pour les autres, donc je ne lâche pas le morceau. Je choisis de passer au Nord des îles d'Houat et Hoedic et d'emprunter le passage de de la Teignouse pour rejoindre le phare des Birvideaux que nous avons à contourner. Cela doit me permettre de bénéficier d'une mer moins forte, d'une légère rotation du vent en ma faveur (donc de moins de route effectuée) et si je suis assez rapide, du courant favorable à la Teignouse (j'y arriverai finalement trop tard, mais avec un courant contraire encore faible)
Las, peu après la tombée de la nuit, mon GPS décide de quitter le navire... Il n'affiche plus que l'heure. Ma VHF (radio) et mon AIS (système de transpondeur pour éviter les collisions en mer) me donnent bien ma position GPS, mais pas le cap à suivre. Je suis donc parti pour naviguer à l'ancienne, avec ma carte à la main, en comptant le nombre d'éclat des phares et des bouées pour me situer. Pas insurmontable, mais chronophage. Car évaluer les distances la nuit est compliqué, tout comme faire un point toutes les cinq minutes alors que la mer arrose copieusement le pont et que mon pilote décide lui aussi de me lâcher. A chaque fois que j'appuie sur la télécommande du pilote pour lui demander de conserver un angle constant par rapport au vent, celui-ci donne un grand coup de barre et entame un virement de bord!! Bon bon bon, ça commence à faire beaucoup, non?
Je calcule qu'au pire, la course devrait durer 40heures et qu'après tout, dormir dans ces conditions, n'est pas franchement agréable, qu'il vaut mieux profiter de mes vacances en respirant à pleins poumons l'air vivifiant et les embruns bretons. Donc, pas question d'abandonner et je continue. Je passe la Teignouse sans voir les feux d'un seul concurrent, en retard sur mon planning initial (forcément) et j'ai la bonne surprise de retrouver pas mal de feux de navigations entre Belle-Ile et les Birvideaux. Visiblement, la plupart de mes concurrents a choisi de passer entre Belle-Ile et Houat et non dans la baie de Quiberon. mon option n'était donc pas si mal et m'aurait procuré une belle avance sans mes multiples galères. Petite hausse de moral. j'attaque le près vers les Birvideaux le mors aux dents! Yeehaaa.
Je passe les Birvideaux à 7 h 30 du matin, juste devant le 772, un Nacira (un autre modèle de bateau de série) Le bord débridé vers Belle-Ile lui est clairement favorable, mais j'optimise mes réglages, optimise le matossage (déplace tous les poids à bord du bateau (voiles, sacs, bidon d'eau, outillage, etc...) et le tiens en vitesse. Il change de stratégie, lofe (ferme son angle par rapport au vent) et se décale par rapport à moi. Il me prépare un sale coup, c'est sur! Gagné, il envoie son code 5, une voile que je n'ai pas et accélère dramatiquement en repassant devant moi.
Dès la pointe de Goulfar passée, je mets le cap sur l'île D'Yeu et envoie mon spi médium dans 20noeuds de vent bien établis pour ce qui va être un bord d'ANTHOLOGIE! Je rappelle que je n'ai pas de pilote. Autant au près, on peut lâcher la barre assez facilement car le bateau est équilibré, autant sous spi avec de la mer, c'est s'assurer un vrac instantané. Je hisse le spi en mois de 10 s et c'est parti pour plus de cinq heures où je ne vais plus pouvoir lâcher la barre.
Et là, c'est le pied! Le bateau enchaîne les glissades sur les vagues. Chaque vague le soulève, le lance dans la glissage. Puis il ne cesse d'accélérer jusqu'à rattraper la vagu précédente. L'étrave est soulagée par le spi et le bateau lève le nez. Des gerbes d'eau de mer se forment de chaque côté du cockpit avec la vitesse. ET ça recommence sans fin. Absolument grisant.
Le vent ne cesse de monter pour atteindre 30 noeuds établis (55 km/h). Là, je commence à avoir du mal à tenir Zébulon qui est en surpuissance et part au tas (le vent le couche sur l'eau). Assez impressionnant mais pas bien grave. Il suffit de choquer (lâcher les voiles) pour que le vent s'en échappe et qu'il revienne à l'horizontale. Mais comme un bateau n'avance pas bien sur la tranche, je décide d'affaler mon spi médium.
Oui mais… Je n’ai plus de pilote et pour affaler sereinement, il faut avoir le vent venant de l’arrière, presque dans l’axe. Or c’est justement de cette direction que viennent les vagues. Et elles ont une fâcheuse tendance à vouloir faire changer le bateau d’amure. Le risque est l’empannage sauvage où la baume (tube d’aluminium horizontal qui tient la grand voile) viendrait brutalement cogner la bastaque (câble qui tient le mât à l’arrière). Après deux tentatives avortées, j’abandonne l’idée de faire une belle manœuvre.
J’attends que le bateau parte en vrac et profite du fait que les voiles sont parallèles à l’eau puisqu’il est couché pour ramener enfin le spi. Une bataille de 30 minutes quand même, dont je ressors bien épuisé.
Commence alors un bord à la c… Je suis épuisé, j’ai fait de la route en trop, je mets le cap sur la pointe de l’ile d’Yeu. Le vent retombe assez vite aux alentours de 10 nœuds mais je suis tellement épuisé que je ne réalise même pas qu’il faut que je renvoie absolument un spi. Je perds trois heures dans l’opération et voit deux bateaux passer au ras de l’ile d’Yeu et s’échapper loin devant.
C’est mon gros moment de déprime. Je suis vraiment dégoûté, et la perspective du coup de vent, confirmée par la météo que j’entends avec la radio du bord, me fat envisager l’abandon et le retour direct à Pornichet.
J’entame la remontée vers le plateau du Four. Durant celle-ci, mon GPS se remet à fonctionner. C‘est en fait la prise de l’antenne qui s’est dessoudée avec les chocs. Je bricole pour que ça tienne jusqu’à l’arrivée et ça me remonte bien le moral, la visibilité annoncée pour la nuit étant faible.
Puis je me rends compte que mon pilote fonctionne et que les soucis que j’ai eu sont dus uniquement à la télécommande défectueuse. Je rage un peu de ne pas avoir vérifié ça tout de suite, mais au moins, j’ai un pilote pour finir la course.
La remontée se passe relativement bien. Je cours après le bateau de devant que j’aperçois à l’horizon, sans jamais réussir à vraiment le rattraper, mais avec un bon moteur pour ma motivation, qui commence à être bien entamée par la fatigue.
Arrivé au Four, je calcule que ça devrait passer avant le coup de vent et me lance dans la dernière boucle qui caractérise cette fin de parcours.
Le vent qui n’a jamais vraiment faibli au-dessous de 20 nœuds commence à monter progressivement. La fatigue me tombe dessus sur le bord qui va de la bouée de la Recherche à celle de Basse-Capella. Je m’endors involontairement quelques secondes à la barre alors que le vent est monté à 30 nœuds, que la houle du large est rentrée et ballotte fortement le bateau et qu’il pleut des cordes. Comme quoi, on peut s’endormir dans toutes les conditions J
Sauf que c’est un bord où il ne faut surtout pas dormir, pour ne pas se rajouter de route et aussi parce que nous sommes près des cailloux. Pour rester éveiller, je me mets donc à chanter des bouts de chansons à tue-tête. J’entrecoupe ce récital de petites hallucinations diverses (je vois des objets dans l’eau, je m’entends me parler à moi-même et je réponds à voix haute,…) Ce qui est assez amusant là-dedans, c’est que je me rends compte que j’hallucine, mais ça ne stoppe absolument pas les hallucinations. Drôle d’expérience.
Enfin, après la bouée de Basse-Capella, j’entame le dernier bord de a course, dans trente nœuds établis, en ligne droite vers l’arrivée. Le vent se renforce encore et je passe la ligne dans 35 nœuds de vent à 6h 10 du matin.
Auparavant, sur ce bord, j’ai eu le temps de me faire une frayeur en imaginant que la ligne était fermée (il y a toujours un délai limite pour la passer)et que ma course ne serait pas validée. J’arrive donc heureux d’être allé jusqu’au bout mais inquiet, chaque étape de mon programme de cette année étant quasi éliminatoire si je veux courir Les Sables-Les Açores-les Sables en Août.
Le zodiac a toutes les peines à me remorquer jusqu’au port (nous n’avons pas de moteur et une arrivée à la voile dans ces conditions serait dangereuse). Les deux précédents arrivés m’accueillent, me disent que je suis le dernier, mais le 12èmebateau seulement à avoir réussi à franchir la ligne en catégorie série.
Je me dirige vers le PC course, la pluie tombe à l‘horizontale, je chancèle, marche comme si j’avais 50 ans de plus, mais je suis heureux.
Quelques cafés plus tard au PC course, après avoir refait la course avec le directeur de course, son adjoint et mon prédécesseur sur la ligne, je pars m’écrouler à l’hôtel.
En conclusion, j’ai appris plein de trucs, je n’ai jamais lâché, alors même que j’ai eu un nombre de galères assez impressionnant, je n’ai pas perdu espoir un seul moment. J’ai mené le bateau dans ces conditions que je n’avais jamais testé, sans hésiter à le pousser. Je n’ai pas dormi pendant 48 heures, je ne suis pas encore vraiment remis une semaine après.
J’ai fini et je suis même bien classé !
Et surtout, surtout, je me suis éclaté. Ceci peut paraître un peu bizarre de s’éclater en se plaçant dans une telle situation d’inconfort. Ca ne s’explique pas, ça se vit ! La mer est un aimant.
C’est aussi une grosse inquiétude en moins, car si j’avais déjà navigué au large et en équipage réduit, je ne pouvais pas savoir avec certitude que j’allais aimer naviguer en solitaire. Après tant d’investissement, c’eut été une grosse déception, mais il fallait prendre le risque pour savoir.
A partir du 5 Mai, je suis en standby pour ma qualification en solitaire hors course, un parcours de 1000 miles nautique (1850 km) en solitaire à effectuer en Atlantique Ouest. L’occasion de tester mes aptitudes au grand large en solitaire sur une longue période (entre 8 et 10 jours)
Très prochainement le montage vidéo de la Select sera sur le blog.
Arnaud
https://www.facebook.com/Zebulon488
samedi 21 avril 2012
Apprendre la course au large en solitaire #1
Bonjour à tous,
c'est parti pour une première saison complète de navigations au large.
L'objectif de la saison : se qualifier pour la transat 2013 et participer à la grande course en solitaire de l'année, en Août : Les Sables-les Açores-Les Sables. Au programme : La Select 6.50 : 300 miles en solitaire en Bretagne Sud --> ma toute première course en solitaire.
La qualification en solitaire (entre le 5 et le 20 Mai, en fonction du vent) : 1000 miles en solitaire en Atlantique, hors course La mini Fastnet : 600 miles en double, départ le 10 Juin Pour être qualifié, il faut absolument que je finisse ces trois étapes.
Samedi part donc la Select. Les conditions prévues sont ventées, avec un renforcement prévu Lundi. L'organisation à réduit le parcours à 190 miles au lieu de 300, afin que nous soyons tous à bon port avant le coup de vent prévu Lundi.
Après étude du nouveau parcours et vu les conditions de vent et de mer, il ne devrait pas y avoir plus de trois créneaux de 10 minutes pour piquer un roupillon sur les 24 à 30 heures que devraient durer la course pour moi.
Pour résumer, je vais passer mes vacances à prendre des paquets d'eau de mer sur la figure, sans dormir, en mangeant ce que je peux. :) Et si tout va bien, je devrais même aimer ça!
Nous sommes environ 60 concurrents, répartis en un classement prototypes et un classement série dans lequel je cours. Pas mal de bizuths pour cette course, qui comme moi ne font pas trop les malins à24 h du départ :)
Un seul mot d'ordre sur les pontons entre bizuths : finir.
Ca sera en soi une preformance si j'y arrive. Chez les habitués, naturellement, ça parle plus de classement. Les émotions du moment hésitent enre aplication, excitation car il va y avoir de moments de fun et trouille d'abandonner car ça va quand même être sévère ;)
c'est parti pour une première saison complète de navigations au large.
L'objectif de la saison : se qualifier pour la transat 2013 et participer à la grande course en solitaire de l'année, en Août : Les Sables-les Açores-Les Sables. Au programme : La Select 6.50 : 300 miles en solitaire en Bretagne Sud --> ma toute première course en solitaire.
La qualification en solitaire (entre le 5 et le 20 Mai, en fonction du vent) : 1000 miles en solitaire en Atlantique, hors course La mini Fastnet : 600 miles en double, départ le 10 Juin Pour être qualifié, il faut absolument que je finisse ces trois étapes.
Samedi part donc la Select. Les conditions prévues sont ventées, avec un renforcement prévu Lundi. L'organisation à réduit le parcours à 190 miles au lieu de 300, afin que nous soyons tous à bon port avant le coup de vent prévu Lundi.
Après étude du nouveau parcours et vu les conditions de vent et de mer, il ne devrait pas y avoir plus de trois créneaux de 10 minutes pour piquer un roupillon sur les 24 à 30 heures que devraient durer la course pour moi.
Pour résumer, je vais passer mes vacances à prendre des paquets d'eau de mer sur la figure, sans dormir, en mangeant ce que je peux. :) Et si tout va bien, je devrais même aimer ça!
Nous sommes environ 60 concurrents, répartis en un classement prototypes et un classement série dans lequel je cours. Pas mal de bizuths pour cette course, qui comme moi ne font pas trop les malins à24 h du départ :)
Un seul mot d'ordre sur les pontons entre bizuths : finir.
Ca sera en soi une preformance si j'y arrive. Chez les habitués, naturellement, ça parle plus de classement. Les émotions du moment hésitent enre aplication, excitation car il va y avoir de moments de fun et trouille d'abandonner car ça va quand même être sévère ;)
jeudi 12 avril 2012
Première navigation en solitaire au large
Convoyage ce week-end de La Rochelle à Pornichet où se déroulera la première course de la saison.
Une grande première !
La question n° 1 était : vais-je réussir à aller dormir en laissant mon pilote barrer... Pour être honnête, j'avais des doutes et je m'attendais plutôt à ne pas dormir pendant les 24 h de navigation prévue.
Et puis non, après deux essais infructueux, j'ai pris le pli.
Morale : j'ai dormi huit heures d'affilé, par tranches de 20 minutes.Comme quoi quand on aime la sieste à terre, on aime la sieste en mer.
La navigation s'est fait quasiment exclusivement au près (en remontant vers la direction d'où vient le vent : c'est l'allure la pus pénible, car on est face à la mer, il fait froid, ça mouille, ça tape énormément), dans du vent fort au début, puis mollissant.
En arrivant, un bon gueuleton et 12 heures de sommeil. Je crois qu'en fait, ça m'avait un peu stressé.
Une grande première !
La question n° 1 était : vais-je réussir à aller dormir en laissant mon pilote barrer... Pour être honnête, j'avais des doutes et je m'attendais plutôt à ne pas dormir pendant les 24 h de navigation prévue.
Et puis non, après deux essais infructueux, j'ai pris le pli.
Morale : j'ai dormi huit heures d'affilé, par tranches de 20 minutes.Comme quoi quand on aime la sieste à terre, on aime la sieste en mer.
La navigation s'est fait quasiment exclusivement au près (en remontant vers la direction d'où vient le vent : c'est l'allure la pus pénible, car on est face à la mer, il fait froid, ça mouille, ça tape énormément), dans du vent fort au début, puis mollissant.
En arrivant, un bon gueuleton et 12 heures de sommeil. Je crois qu'en fait, ça m'avait un peu stressé.
mercredi 4 avril 2012
Premières navigations en solitaire
Samedi : réparation du pilote. Finalement, j'ai fait appel à un pro. Trois minutes chrono pour trouver la panne. La classe !
Première sortie solo de la saison en fin d'après-midi
Dimanche : entraînement avec le pôle. Grand soleil, 20 nœuds de vent (un peu moins de 40 km/h). Une petite régate avec les copains, pas mal de manœuvres ratées et de petit soucis techniques à réparer dans l'instant, mais un régal !
Bonus vidéo : le départ en vrac filmé en direct ! J'ai mis dix minutes à tout remettre d'aplomb :)
Première sortie solo de la saison en fin d'après-midi
Dimanche : entraînement avec le pôle. Grand soleil, 20 nœuds de vent (un peu moins de 40 km/h). Une petite régate avec les copains, pas mal de manœuvres ratées et de petit soucis techniques à réparer dans l'instant, mais un régal !
Bonus vidéo : le départ en vrac filmé en direct ! J'ai mis dix minutes à tout remettre d'aplomb :)
lundi 2 avril 2012
Première navigation !
Sur Zébulon ce week-end, première navigation. je voulais naviguer Samedi, mais en fait j'ai bricolé.
Je voulais naviguer Dimanche matin, mais j'ai bricolé...
Finalement, navigation avec un copain ministe, Louis-Marie, embarqué au dernier moment, mon pilote automatique refusant de fonctionner...
Ca fait du bien ! Enfin les navigations !
Je voulais naviguer Dimanche matin, mais j'ai bricolé...
Finalement, navigation avec un copain ministe, Louis-Marie, embarqué au dernier moment, mon pilote automatique refusant de fonctionner...
Ca fait du bien ! Enfin les navigations !
mardi 6 mars 2012
Chantier 2012
Deux mois de chantier pour Zébulon cet hiver. Le pôle d'entraînement Rochelais Atlantique 6,50 avait loué un hangar grand luxe (mais pas chauffé) où nous étions une dizaine de coureurs à bricoler nos bateaux. Au programme :
Bon, tout est fait(ou presque). Je suis ruiné, mais Zeb flotte! Il y a eu pas mal de mauvaises surprises, mais le plus dur semble passé. Même si j'ai 15 jours de retard A moi les navigations!
Et un grand merci à tous ceux uqui sont venus m'aider à bricoler. Passer tous les week-ends de l'hiver à camper dans un chantier, au fin fond de la zone industrielle, ça aurait été un poil dur psychologiquement sans votre aide.
- Ponçage de la coque et nouvel antifouling (une peinture bien toxique qui empêche que les algues s'accrochent
- Démontage de l'ensemble de l'accastillage et remontage propre, avec du mastic frais. Ben oui, c'était pas drôle mais indispensable, car Zébulon avait une fâcheuse tendance à prendre l'eau par tous les boulons. C'était pas le Titanic, mais c'est toujours un peu embêtant quand on songe à la quantité d'électronique qu'il y a dedans... Et puis dormir dans des draps mouillés... (bon ok, je l'avoue, il n'y a pas de draps à bord. ni de coussins)
- Changement d'une partie du gréement dormant (les cables qui tiennent le mât
- Déplacement d'une partie de l'électronique
- Changement d'une partie du matériel de sécurité (dont le radeau de survie)
- Réparation de plusieurs voiles
- Grand nettoyage en profondeur
Bon, tout est fait(ou presque). Je suis ruiné, mais Zeb flotte! Il y a eu pas mal de mauvaises surprises, mais le plus dur semble passé. Même si j'ai 15 jours de retard A moi les navigations!
Et un grand merci à tous ceux uqui sont venus m'aider à bricoler. Passer tous les week-ends de l'hiver à camper dans un chantier, au fin fond de la zone industrielle, ça aurait été un poil dur psychologiquement sans votre aide.
samedi 10 décembre 2011
Nouveau Parcours pour la Transat 6.50
Après 6 départs de La Rochelle, avec une arrivée à Salvador de Bahia, en passant par Madère, la nouvelle Transat 6.50 s’élancera en Novembre 2013 de Douarnenez, pour rallier Pointe à Pitre, en passant par les Canaries.
Communiqué de la classe mini :
Communiqué de la classe mini :
La Classe Mini confie l’organisation de la Mini-Transat en 2013 et en 2015 à Douarnenez-Courses.
Le conseil d’administration de la Classe Mini joue la carte du changement pour organiser les deux prochaines éditions de la Mini-Transat.
Aux termes d’une dernière réunion hier, le choix du conseil d’administration de la Classe Mini s’est porté sur Douarnenez-Courses pour organiser la Mini-Transat en 2013 et en 2015. Un changement de cap audacieux après six éditions organisées par Grand Pavois Organisation.
Quatre candidats ont répondu à l’appel d’offre lancé en début d’année. Deux ont été présélectionnés : Douarnenez-Courses, avec un parcours vers les Antilles, et Grand Pavois Organisation, avec un parcours qui reste dans la continuité depuis 2001, vers Salvador de Bahia.
Après une étude longue et minutieuse des deux candidatures de grande qualité, le conseil d’administration a du choisir. Difficile choix entre deux dossiers en tout point différents mais tout aussi attractifs. Le conseil d’administration de la Classe Mini est attaché aux fondamentaux qui ont guidé ses prédécesseurs : traverser
l’Atlantique en solitaire avec un mini 6,50, sur un parcours sécurisé, dans le respect de valeurs de solidarité, convivialité et rareté de la communication avec la terre. Une incongruité en ce début de XXIème siècle qui constitue aujourd’hui la richesse et l’identité de la Classe Mini.
Les précisions d’Olivier Avram, président de la Classe Mini :
«En choisissant Douarnenez-Courses, nous jouons la carte de l’alternance. Nouvelle équipe, nouveau parcours. Non pas que le travail réalisé par GPO depuis 2001 ne réponde pas aux attentes de la Classe Mini, mais le temps du changement est probablement venu.»
La Classe Mini tient à souligner les efforts de Grand Pavois Organisation, déployés pendant une décennie, pour porter la Mini-Transat au niveau où elle est aujourd’hui, en termes de sécurité, d’organisation et de notoriété.
La 19ème édition de la Mini-Transat sera organisée par Douarnenez-Courses en automne 2013 sur un parcours au départ de Douarnenez, vers Pointe-à Pitre en Guadeloupe avec une escale dans l’archipel des Canaries.
mardi 30 août 2011
vendredi 5 août 2011
Transgascogne juillet 2011 #2
Bonjour à tous,
Voici le récit de cette deuxième étape, où nous sommes passés par tous les états.
Pour le départ, comme prévu, des petits airs, un peu de soleil et une bonne houle.
La procédure de départ dure huit minutes, durant lesquelles il faut placer le bateau par rapport à la ligne virtuelle créée par le bateau comité (à l'ancre) et une bouée mouillée un peu plus loin. Normalement, cette ligne est perpendiculaire à la direction du vent. Les bateaux partent donc au près, allure évoquée dans mon précédent mail.
Le but est de la couper au top départ, avec un bateau lancé et du vent frais. C'est à dire sans bateau devant. En effet, le vent est perturbé par le passage d'un bateau. Et ce flux perturbé, reçu par un autre bateau, est moins performant pour gonfler les voiles de ce dernier.
Avec ça, il y a une règle de priorité à respecter : un bateau recevant le vent de sa droite (Tribord amure) est prioritaire sur un bateau recevant le vent de sa gauche (Bâbord amure)...
Prenez 50 bateaux, mélangez toutes les règles évoquées, ajoutez un courant un tantinet taquin et vous obtiendrez un rappel général, de nombreux bateaux non identifiables ayant passé la ligne trop tôt.
Nouvelle procédure donc, où nous tirons très bien notre épingle du jeu en partant au comité, au vent des prototypes, ce qui est important pour éviter leur dévent. De nombreux bateaux de supporters assistent au départ, tout comme à Bourgenay, ce qui est vraiment sympa.
Les premières heures de course sont tout à notre avantage. nous avons pris le meilleur départ des bateaux de série et nous rivalisons pendant longtemps avec les prototypes dont l'avantage est moins flagrant dans ces conditions de demoiselles. Nous croisons même devant certains des favoris au gré des bords. Un must pour la confiance.
Pour ces prochaines heures, notre stratégie se résume à deux points : choisir autant que possible le bord rapprochant et éviter les zones de pétole (pas de vent) prévues le long de la côte espagnole et au Nord de la route.
Mais qu'est-ce donc que le bord rapprochant? Nous allons pile dans la direction d'où vient le vent. Mais près oblige, nous avançons à 50° de cette direction, pour avoir nos voiles suffisamment gonflées. Régulièrement, il faut donc virer pour recroiser la route directe. L'écart de trajectoire entre deux bords est donc d'environ 100°.
Sauf... que le vent n'est pas toujours régulier. Et qu'il oscille autour de sa direction principale. Si donc il prend 20° à droite, il vaut mieux se mettre en Tribord amure, l'angle par rapport à la route directe se limitant alors à 50-20=30°, ce qui permet de parcourir moins de chemin.
Le jeu est donc de suivre les variations du vent en virant à chaque rotation franche, afin de parcourir le moins de chemin possible... Facile à dire mais épuisant, car à chaque virement, il faut transférer tous les poids à l'intérieur du bateau d'un bord sur l'autre, soit environ 100 kilos, pendant que le bateau tape et que l'équilibre est plus que précaire. Un vrai parcours de santé :)
La première nuit, nous commettons l'erreur de trop nous focaliser sur cette stratégie et oublions un peu de décrypter les signes annonçant l'approche de la dorsale anticyclonique dans la mollesse de laquelle nous nous enfonçons.
La pétole s'installe et nos vitesses chutent. Nous nous hâtons avec lenteur alors que nos camarades de l'Est conservent du vent et avancent nettement plus vite...
Pour nous consoler, nous bénéficions d'une nuit extraordinaire, sans lune, sans un nuage, avec un ciel que seuls les marins ou les montagnards peuvent se figurer. La voie lactée ressemble à un nuage tant elle est lumineuse et les étoiles filantes zèbrent le ciel de leurs traînes impressionnantes, qui durent parfois plus de 5 secondes. Pas un concurrent en vue cette nuit là. La VHF marche mal et nous restons dans l'impossibilité de communiquer à distance. La solitude rend le spectacle encore plus grandiose.
Evènement de la journée de Dimanche : un globicéphale, tel le K de Dino Buzzati, suit paisiblement notre Zébulon pendant de longs instants. Peut-être avait-il une perle à nous donner? En tout cas, c'est l'occasion pour nous de réaliser une petite vidéo sympathique et de noter sa position pour que les scientifiques puissent procéder à son recensement. Le vent revient timidement et nous permet de reprendre une vitesse plus sympathique.
Hors quelques dauphins peu joueurs vu la faible vitesse de Zébulon et un poisson lune à l'allure si cocasse, nous n'avons pas croisé d'autre faune. mais très nombreux sont les ministres qui ont vu des baleines ou des rorquals lors de cette traversée retour du golfe.
Dans la nuit de Dimanche à Lundi, nous croisons de nombreux bateaux, ce qui redonne un peu de piment à notre course. Isolés depuis deux jours, nous avions l'impression d'être derniers ou peu s'en faut... Nous constatons que nous avons une bonne vitesse et continuons à optimiser les réglages. Pour la vacation du matin, nous parvenons à faire relayer notre position par Henri, qui nous apprends que nos concurrents directs sont tous à l'Est, avec une avance visiblement conséquente. Pas question de se relâcher pour autant. Vu la complexité de la situation météo, tout peut arriver d'ici l'arrivée, même si le podium semble à priori perdu...
Lundi matin, un remorqueur tractant une barge supportant un pont (sisi, vous avez bien lu) nous oblige à un petit contre-bord pour l'éviter, la chose étant peu manoeuvrante.
La nuit de Lundi à Mardi apporte un changement de ton appréciable bien qu'inquiétant. Une perturbation orageuse s'installe sur la zone et s'évacue lentement par le Nord. Une partie de la nuit se passe donc sous les éclairs, chaque nuage apportant son lot de surprises. Tonnerre, éclairs, pluie diluvienne, calme plat, vent fort ou modéré. Les manœuvres s'enchaînent, nous débranchons l'électronique en tête de mât (l'aérien) afin de ne pas risquer de griller notre centrale gyroscopique si un éclair touche le mât. C'est un peu la guerre, c'est vaguement inquiétant, franchement grandiose par moments, et on avance enfin! Nous ratons le clin d'œil d'un coureur qui diffuse à la VHF un morceau collant à la situation : la horde sauvage d'Ennio Morricone. il faut vraiment que je fasse réparer cette VHF!
Mais après l'orage vient... le casse-tête. Le vent devient erratique. La loterie commence. Des bulles sans vent traînent sur le plan d'eau et le vent passe parfois de 0 à 25 nœuds en quelques minutes. Nous voyons des concurrents nous passer à 500 m de distance en avançant à 5 nœuds alors que notre bateau est arrêté voiles battantes. Rageant.
Cette journée est l'occasion de nombreux craquages, les conditions étant spécialement dures pour les nerfs. Promis, le montage vidéo ne les éliminera pas tous ;)
Toute la journée de Mardi s'écoule ainsi, à batailler pour chaque mètre, avant de nous réserver un final à suspens. les trois dernières heures se résument à une bataille avec plusieurs autres bateaux, tous convergeant vers l'arrivée mais chacun avançant avec un angle par rapport au vent différent. Plus question de dormir! L'arrivée sera géniale. Nous passons la ligne avec 12 s de retard sur un concurrent d'une autre catégorie après une dernière lutte fabuleuse. Il nous dépasse finalement en envoyant une voile que nous ne possédons pas dans la garde-robe du bateau et qui fait partie des évolutions que je veux apporter lors du chantier d'hiver : le Code 5. Sous gennaker, nous ne pouvons abattre autant et sommes battus sur le fil malgré une belle résistance. Tout ça est filmé et je vous enverrai le lien vers un petit montage ultérieurement
A l'arrivée au ponton, nous découvrons qu'il n'y a pas tant de bateaux amarrés. Renseignements pris, nous sommes 5ème de l'étape, assez proche en temps du 3ème. En revanche, les deux premiers, partisans de l'option Est, nous ont mis une "valise" et sont assurés des deux premières places du général, au temps cumulé des deux étapes! Félicitations à eux.
Mais pour la troisième place au général, tout dépend de l'horaire d'arrivée du 1er de la première étape... Sagement, nous allons attendre le résultat au bar, devant une bière bienvenue :)
Au final, nous sommes troisièmes, ce qui est top pour une première course au large sur le bateau. Le résultat doit beaucoup à Julien et j'ai appris énormément.
Ce week-end, première navigation en solitaire prévue pour convoyer le bateau de Port Bourgenay à la Rochelle. Encore une étape à franchir!
Merci encore à tous pour votre soutien. Je compte sur vous pour diffuser mon aventure auprès d'entreprises. C'est un super vecteur de communication interne et de relations publiques et c'est maintenant qu'il faut que j'engage un partenariat pour me donner vraiment les moyens de progresser.
mercredi 27 juillet 2011
Transgascogne juillet 2011 #1
Bonjour a tous,
voici un petit récit de la première étape…
voici un petit récit de la première étape…
Tout d’abord un grand merci pour tous les encouragements que j'ai reçu par mail et par texto. Ca fait bien plaisir après l'arrivée de voir qu'on est bien suivi.
Nous avons pris un excellent départ, à la bouée, dans des tout petits airs. Le vent est rentré de notre côté du plan d'eau et nous avons passé la bouée de dégagement en troisième ou quatrième position, devant la majorité des prototypes! Il faut savoir que ces bateaux ont un potentiel très supérieur. D'où les classements distincts. La classe!
Pour cette étape, départ au près (vers la direction d'ou vient le vent) dans du vent medium et du crachin, jusqu'a Belle-Ile qu'il fallait laisser a Bâbord. Le près, ça tape, ça mouille et on ne peut pas faire route directe. Un proverbe dit : Deux fois la route, trois fois la peine...
Les 24 premières heures, nous n'avons pas dormi ou presque. Il était essentiel de sortir dans les premiers de Belle-Ile, car le vent était prévu moins favorable pour les retardataires (pétole a l'arrivée).
Mission a moitie remplie puisque nous contournons la bouée des Poulains (Ouest de Belle-Ile) en cinquième position de notre catégorie, mais très proches des premiers.
Cap sur l'Espagne!
L'angle par rapport au vent étant plus favorable (travers), nous avons envoyé le gennaker, voile d'avant qui se grée sur le bout-dehors (tube d'aluminium orientable qui prolonge le bateau a l'étrave et permet de porter des voiles beaucoup plus grandes) et accélère franchement, pour rapidement accélérer et commencer a gagner des places.
Avec la perspective de pouvoir dormir et manger dans cette allure plus confortable.
Mais au bout de
Affalage du génois en vrac, puis creusage de méninges. Et finalement, Julien a réussi à refaire une sous-barbe, qui a à nouveau cassée sous la tension. Rebelote en doublant la sous-barbe. Julien a fait le cochon pendu avec la tête sous l'eau pour réparer. Chapeau ! Nous avions quand même arrêté le bateau avant :)
Sur la cartographie, comme les positions sont actualisées une fois par heure seulement, cela donne un accent circonflexe sur notre trajectoire. Mais on a perdu énormément de temps dans l'histoire. Rétrospectivement, en visionnant notre trajet sur le site de la course, on peut se rendre compte que nous repartons en 8eme position sur dix bateaux dans notre catégorie...
Heureusement, nous n'avons réussi à capter aucune vacation entre Belle-Ile et l'Espagne. On est reparti épuisés mais avec la rage au ventre pour essayer de combler notre retard que l'on savait énorme.
Relais toutes les heures et demi afin de rester bien concentrés a la barre dans ces conditions exigeantes, nombreux dauphins en visite (à voir dans l’onglet vidéos) pour regonfler le moral des troupes, petits plats chauds et orgie de chocolat. Une nuit noir d'encre, dans le crachin, pas de lune, pas de plancton phosphorescent, rien que du noir, un vague halo du a la lumière des instruments qui se réfléchit dans le blanc des voiles, une impression de vitesse décuplée, une mer croisée dans laquelle il faut réussir a ne pas taper pour épargner notre sous-barbe bricolée. Dur mais excitant.
Une stratégie bien définie par Julien. Vitesse légèrement sous la route directe en misant sur le fait que le vent adonne sur la fin (Tourne de l'Ouest vers le Nord Ouest puis le Nord, et donc devienne de plus en plus favorable pour nous). Et c'est exactement ce qui s'est passe! Il est fort ce Julien!
Nous avons fini a la lutte avec trois autres bateaux. A
Un passage d'une bonne heure sans vent pour mettre nos nerfs a rude épreuve une dernière fois et un franchissement de la ligne sous spi vers une heure du matin. Un zodiac nous amène au ponton (Nous n'avons pas de moteur). Le long de la digue, un Monsieur et un petit garçon applaudissent à notre passage. Sympa mais incongru a cette heure.
Bien fatigués, nous passons nos amarres a deux espagnols bien sérieux qui nous amarrent solidement tandis qu'un photographe prend des photos et qu'on nous apporte une bouteille de champagne local... C'est là que nous apprenons que nous sommes deuxièmes de notre catégorie. La classe et la surprise!
Apres plusieurs jours à ne quasiment pas dormir, effet garanti du champagne ;)
Nous sommes allés accueillir les troisièmes et après une bonne douche, refaire la course au bar avec d'autres concurrents avant une bonne nuit réparatrice.
Aujourd'hui, repos, lessive, mails et massage. Le top!
Merci encore d'avoir suivi nos aventures. J'ai appris énormément sur cette étape sous la houlette de Julien. Son apport dans notre résultat a été énorme.
Et on remet ca à partir de Samedi! Bonnes visites sur le site de la Transgascogne.
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